Gorjuss : Ballade d’automne

img_8152Je suis une fille de l’hiver. J’ai pointé le bout de mon nez sur cette terre en même temps que le perce-neige. Pourtant l’hiver n’est pas ma saison préférée. Je dois l’avouer, j’ai un faible pour l’automne. Une petite musique mélancolique accompagne la chute des feuilles. En automne, la nature met toute son énergie à se parer de couleurs avant de s’endormir. C’est le bouquet final de son spectacle annuel.

img_8122En automne, on récolte les fruits de l’été et on prépare le printemps. Noix, châtaignes, champignons se cachent sous les feuilles. Quand je prépare le jardin pour l’hiver, j’ai l’impression d’accompagner un enfant vers le sommeil, tendrement. Nous avons d’ailleurs une tradition qui consiste à acheter des bulbes de crocus, de tulipes, de fritillaires, de jacinthes et de narcisses. Chaque enfant de la famille va dans notre petit jardin de ville et met les bulbes ou il veut, secrètement et sans aucune restriction. Ainsi au printemps nous avons tous la surprise de voir pousser des fleurs à des endroits inattendus. Mon petit leur fait un petit lit de terre et souhaite bonne nuit aux fleurs. Mes grands font des grands trous à la bêche, décapitent le gazon, mettent les bulbes dans le trou et le rebouchent en sautillant dans une joyeuse danse dite « du petit gazon ».

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Nous avons également une autre « tradition » qui consiste à « prêter » notre jardin à un ami. Il est parisien et n’a pas de jardin, mais des graines et des plantules plein les poches. Ces plantes viennent en général de pays lointains et font voyager le jardin. C’est grâce à lui que nous faisons chaque hiver une récolte de mandarines franciliennes. Parfois les plantes échappent à leur créateur et deviennent envahissantes, comme cette plante mexicaine pleine d’épines qui n’était pas sensée passer l’hiver.

Grâce à lui, chaque printemps réserve on lot de surprises et laisse un peu de répit aux mauvaises herbes. On ne sait jamais si ce qui sort de terre est une promesse ou un intrus.

Cette petite Gorjuss qui a fait le voyage avec moi cet été correspondait parfaitement à mon humeur automnale. Pourtant, on peut dire qu’elle m’a donné du fil à retordre avant de commencer à les croiser.

img_8155Tout d’abord dans le choix de la toile. Le fond de l’illustration d’origine est très sombre, presque noir, mais la toile contenue dans le kit était une toile Aïda beige. Que choisir? La scientifique que je suis procède par étape. Le premier paramètre que j’ai fixé est l’aspect « marbré » de la toile. Une toile unie aurait aplati le modèle or je voulais donner de la profondeur à ce bois.  Dans un premier temps j’ai opté pour une toile gris sombre. J’ai acquis une toile de lin couleur « ciel de Paris » chez madame la fée. Comme je ne voulais pas mettre tout mes œufs dans le même panier, j’ai également acheté une étamine marbrée verte et une étamine beige tachée marron chez Saw It All. Au salon de l’aiguille en fête, les coupons sont vraiment à un prix accessible. Après ouverture du kit, j’ai finalement opté pour la toile beige qui s’harmonisait mieux avec les fils.

Étrangement c’est ce choix de toile qui a donné à mon kit ses couleurs d’automne. Le bois initialement inquiétant est devenu plus mélancolique.

img_8119Comme d’habitude avec les kits Gorjuss, les matières se mélangent pour un résultat unique. Ce sont les fleurs en tulle qui m’ont séduite chez celle-ci. La couleur change en fonction de la superposition du tulle. Rouge foncé pour trois épaisseurs et plus clair pour une épaisseur. L’ensemble est maintenu par une perle noire qui constitue le cœur de la fleur. Il y a également une petite insertion de dentelle au niveau du col qui donne un aspect girly à sa tenue. A bien regarder, ce col de dentelle est une évidence.

Autre grosse réflexion sur cette broderie, son titre. J’ai hésité longtemps entre « promenons nous … », « colchiques » et « histoire d’automne » avant d’opter pour « ballade d’automne » qui lui donne un air de ballade irlandaise. Ballade ayant ici un double sens.

img_8121En ce qui concerne les finitions, rien d’original, adaptation de la grille pour avoir des bords nets, beaucoup de 1/4 et 3/4 de points dans les cheveux et dans la robe.  De même j’ai redessiné le visage et les jambes en 1/1 fils. Pour une fois, je n’ai pas trop souffert en utilisant le DMC light effect. J’ai sans doute fait des aiguillées moins longues. J’ai également fait deux choix techniques dans la réalisation de ce kit. Le premier est de réaliser tous les points arrières en deux fils et non en un. Je voulais vraiment souligner les veinures du bois. Le second c’est de broder les arbres en deux fils et non en un comme préconisé. Pour moi les arbres sont des personnages à part entière dans cette broderie. Je voulais donc pas les mettre en retrait, l’emplacement des sujets étant en elle même une mise en scène. J’espère que le résultat vous plait.

En ce moment, j’ai une grosse envie de broder. La broderie suivante est donc déjà sur mon Q-snap. C’est un petit modèle sans 1/1 fil et sans quart de point dont vous aurez des nouvelles très vite. A très bientôt donc pour une nouvelle broderie.

Fête des plaisirs d’aiguilles à Linas

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Le week-end dernier, j’ai fait une petite visite à une expo-vente que j’aime beaucoup : celle de Linas dans l’Essonne. J’aime aller à la Fête des Plaisir d’Aiguilles parce que l’Essonne est mon département de cœur depuis que j’ai 6 ans. Quand je pense à l’Essonne, je vois le soleil se lever sur les champs où monte la brume des petits matins d’hiver, le feu dans la cheminé, les feuilles du jardin qu’il faut ramasser, les balades dans la forêt de Sénart à la recherche des châtaignes, le grand arbre qui me servait de refuge sur les bords de Seine. C’est là également qu’est né mon ainé. Quand il était petit, j’aimais m’évader une fois par semaine au club de broderie de Linas, un des rares club qui réservait et réserve peut être encore, un horaire  pour les femmes qui travaillent.

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Nous nous réunissions le mardi soir de 20 heures à 23 heures. L’ambiance était si géniale qu’une dame de 72 ans ans préférait broder avec nous malgré le fait qu’elle ne conduisait pas de nuit. Nous avions à disposition une lampe de bureau chacune pour éclairer nos ouvrages. La salle de la châtaigneraie déjà exceptionnelle de jour prenait de nuit avec cet éclairage un peu jaune, des allures de club anglais. Nous prenions une collation vers 22 heures et nous profitions de cette pause pour regarder les ouvrages des autres. Les blagues que nous nous racontions n’étaient pas toujours du meilleur gout mais on rigolait bien.

Je me souviens que la dame âgée (dont je ne me souviens malheureusement pas du prénom) brodait les Lavender & Lace en série sur un grand drap d’aïda et qu’une fois qu’elle en avait brodé six, elle les coupait pour les encadrer. A l’époque, la fête des plaisirs d’aiguille n’était qu’une exposition mais elle était déjà d’une grande richesse.

img_8049Cette année, il y avait moins de laine pour le tricot mais plus de point de croix. Sont venus notamment la douce Madame la Fée et l’unique Renato Parolin. Il y avait également beaucoup de très beaux stands d’autres créateurs. Pour moi, il est indispensable de voir les modèles brodés avant de les acheter c’est pourquoi je vais souvent sur les salons et que j’achète rarement directement sur internet. Comme j’ai tendance à avoir du mal à me limiter dans mes achats, je me fixe un budget et je construis une pré-liste de ce que je vais regarder et éventuellement acheter. Aussi, face à des créateurs que je ne connais pas, il me faut parfois plusieurs rencontres avant de me décider à acheter.

renatoL’exemple type de cette démarche d’achat est Renato Parolin. Ses grilles ne sont pas du tout mon style de broderie, je n’ai donc aucune raison d’aller les voir sur internet. J’ai vu son stand pour la première fois à l’aiguille en fête à Paris il y a cinq ans et j’ai beaucoup aimé. J’en ai pris pleins les yeux mais je n’ai rien acheté. Comment choisir une grille plutôt qu’une autre? Je préférais être tout au plaisir de la découverte. De retour chez moi, j’ai surfé sur internet pour prolonger ce plaisir. Ses broderies me ramènent au moyen-âge ou dans un chalet de montagne.  Plusieurs années plus tard, j’ai à nouveau croisé son stand dans un salon et j’ai acheté trois grilles. Cette fois je suis venue à Linas en grande partie pour lui.

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img_8065Cette année le thème de la fête des plaisirs d’aiguille était Noël, l’occasion de voir des grilles que j’aimerais beaucoup broder et dont vous pouvez voir les photos dans cet article. Je regrette qu’il n’y ai pas plus souvent des expositions de broderie finies et encadrées. Premièrement car c’est un plaisir pour les yeux et deuxièmement parce qu’il est toujours enrichissant de voir la valeur ajoutée d’un choix de toile ou d’un encadrement. C’est souvent mon indécision sur le choix de toile qui fait que des modèles restent dans ma « to do list », et des indécisions sur le cadre qui empêchent des broderies terminées de sortir du tiroir. Je trouve par exemple très intéressant de voir cette Royal Holyday de Mirabilia brodée sur une toile pêche.

img_8052De la même façon j’ai été séduite par cette petite Lady de Lesley Teare sur laquelle je m’étais déjà arrêtée sur internet. Parfois les couleurs des photos sont trompeuses et une broderie dont les couleurs semblaient vives est en réalité beaucoup plus terne. J’ai eu cette surprise avec les modèles Gloria & Pat dont les photos sont souvent saturées, ce qui rend les couleurs plus vives quelles ne le sont en réalité. Dans ce cas les couleurs sont très jolies et le résultat me plaît bien. Un prochain achat?

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Quand à cette broderie Lavander & Lace, outre le fait qu’elle est magnifique, l’originalité réside dans le fait que chacune des bougies est en réalité une LED. Le sapin s’allume donc réellement dans le soir comme un vrai sapin.Un coffrage à l’arrière du cadre contient les fils électriques. Après l’avoir regardé en détail, il me semble que la broderie est tendue (collée?) sur un carton troué pour fixer les LED qui sont ensuite insérées dans la toile (il n’y a pas de trous). Cette grille me plaisait déjà beaucoup mais ce truc en plus me donne pleins d’idées.

img_8063Enfin, j’ai été un peu déçue par cette dernière broderie qui pourtant me plaisait beaucoup. Si je dois la broder un jour je remplierais sans doute les espaces vides dans les maçonneries des cotés qui aplatissent la perspective. De même j’assombrirais l’arche à l’arrière. Quand au rouge de la robe du Père Noël, il tire sur le rose. Je ferais sans doute quelques modifications à ce niveau également.

Je n’ai malheureusement pas pu prendre autant de photos que je l’aurai voulu, car je ne prends jamais les stands en photos sans en demander l’autorisation. Certains exposants étant pris d’assaut au moment ou je suis passée, je n’ai pas pu leur demander. Même problème avec le droit à l’image des clientes. En ce qui concernent les broderies exposées certaines étaient en contre-jour et les photos risquaient de ne pas leur rendre honneur.

L’année prochaine allez à l’exposition-vente des plaisir de l’aiguilles à Linas, vous y passerez un excellent moment.

Mon premier « top down »

IMG_6997Avant les vacances j’avais fait un petit teasing « tricot » en vous présentant la laine que je me suis achetée chez une maille à l’endroit à Paris. J’ai fait l’acquisition de ces très belles pelotes de Fonty Numéro 5 couleur bleu canard (237) et une laine mélangée de chez Plassard Et Après allant du vert au bleu avec des touches de violet et de jaune. C’est que j’avais un projet en tête… Il revenait en boucle comme ce petit air que l’on chantonne toute la journée.

sans-titreCe projet est né de mes voyages sur la toile et plus particulièrement sur Pinterest. Il s’agit de l’union d’un pull russe en jacquard et des nombreuses images de tricots jacquards réalisés avec des laines changeantes. Il y a un an, j’avais commencé un pull en laine multicolore mais j’avais été très déçue du résultat car impossible de faire les différentes pièces (dos, devant et manches) de façon uniforme. Je voulais que les manches et le torse soient dans un même dégradé et c’était irréalisable avec ma laine (c’est sans doute possible avec la freia). j’ai donc imaginé que si je tricotais ma laine changeante en jacquard avec une laine unie cela gommerait l’effet tacheté. Le pull ci-contre m’a tapé dans l’oeil mais les explications étaient en cyrillique, donc impossible de les suivre. J’ai choisi la technique top down (du col à la taille). Ainsi, j’étais sûre que mon motif jacquard des manches serait aligné avec celui du corps. Justement Triscote proposait un cours « top down » j’ai donc réalisé mon échantillon et j’ai cherché un modèle de top down chez Drop Design qui correspondait à mes mesures.

img_8038Miracle le modèle orange crush correspondait parfaitement. Et voilà, je suis donc partie la fleur aux aiguilles circulaires. Tout s’est bien passé avec ma laine unie mais après avoir tricoté un motif et demi je me suis rendu compte que : un, j’avais pris mon diagramme à l’envers (de bas en haut) et deux, ma laine changeante ne contrastait pas assez avec ma laine unie. J’ai eu une pensée pour Batilou et j’ai détricoté mes rangs.  J’ai repris ma laine changeante et j’ai fait deux pelotes, une claire et une foncée, en coupant et en assemblant les passages clairs ensembles et les foncés ensemble. Je pouvais recommencer à tricoter.

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Et voilà le résultat. Je suis toute fière de mon pull. Premièrement car j’ai atteint mon objectif, deuxièmement car malgré mon improvisation le résultat me plaît, troisièmement car j’ai appris plein de choses en tricotant ce pull.

img_8037J’ai utilisé la pelote de laine changeante claire pour tricoter le motif en jacquard et la pelote de laine changeante foncée pour le bas de manches, le bas du pull et le col. Mon motif ressort bien et les manches sont bien alignées avec le corps. J’ai beaucoup aimé la technique top down même si je peine un peu à tricoter le petit diamètre des manches en circulaire. Je suis satisfaite de la technique du jacquard à fil tiré car le résultat est bien plus régulier qu’avec la technique à fil tissé de ma grand mère.

img_8036Evidement j’ai du bidouiller les manches pour qu’elles m’aillent en prenant le nombre de maille de la taille L avec la longueur de la taille S. Cela m’a d’ailleurs posé un problème dans les diminutions. Après avoir détricoté une manche entière j’ai opté pour une diminution de deux mailles tous les 5 cm (taille S) et pas tous les 3 cm (taille L) ce qui laisse de l’ampleur à mes bras. J’ai volontairement remplacé les cotes 2/2 du modèles par des côtes 1/1 pour ne pas surcharger le pull. J’ai également adapté la longueur en l’allongeant un peu pour qu’il m’arrive à mi-fesses plutôt qu’à la taille (bidou oblige).

img_8034Voilà je vais donc pouvoir avoir bien chaud cet hiver. J’aime tellement ce pull que je vais sans doute le refaire en choisissant des couleurs plus contrastés pour un effet différent. Je perfectionnerais également sans doute le modèle en mettant une torsade dans le raglan. Je vais également investir dans une deuxième aiguille circulaire petit diamètre pour la magic loop des manches (tricot des petits diamètres avec deux aiguilles circulaires). Peut être que je changerais également le motif ou je le disposerais mieux de façon à n’avoir qu’un décalage sous un bras seulement (sans doute le gauche vu que je suis droitière).

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J’ai pris beaucoup de plaisir à tricoter ce pull à nul autre pareil. J’aime de plus en plus suivre mon inspiration et bricoler ensuite pour que mon tricot colle à l’image que j’ai en tête. Au passage je remercie mon modèle qui a accepté d’interrompre quelques minutes ses activités d’adolescentes à base de canapé pour poser pour moi. N’hésitez pas à me faire vos remarques en commentaires. Bon tricot.

 

 

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Peony Spring Garden une pixie couture collection de Nora Corbett.

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Au début des vacances je vous ai présenté mon petit matériel de broderie du moment. Les fils moulinés, le tambour, les ciseaux, la photocopie de la grille en partie fluotée, le fluo, les perles et les fils spéciaux de cette grille « girly », mon cahier à petits carreaux et mon crayon de papier indispensables pour broder en 1/1 et enfin mes lunettes. Ma broderie étant terminée, il est temps maintenant de donner la réponse à la question : Que suis-je en train de broder ? La semaine dernière j’ai publié un article sur « Holly » de Nora Corbett. Vous l’avez deviné, je brodais une autre Pixie.

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La voici donc, il s’agit de Peony Spring Garden une pixie couture collection de Nora Corbett. J’aime beaucoup cette pixie pour plusieurs raisons. Vous me connaissez mieux donc vous savez que les couleurs sont très importantes pour moi. J’ai été particulièrement sensible au mélange de rouge-orangé et de rose. La pose inhabituelle de dos de cette pixie m’a également séduite.  Je trouve également que les charms sont bien positionnés et ont un vrai rôle. Pour finir, j’adore les pivoines. Il était donc inévitable que cette pixie et moi sympathisions.

Dans l’idée de garder une certaine homogénéité dans ma série Pixie tout en tirant partie de ma précédente expérience sur Holly, j’ai choisi une étamine en 12 fils par cm (6 croix) de chez Saw it All. Elle est également pailletée mais les paillettes irisées n’étaient pas disponibles dans ce format, elles sont seulement brillantes. Elles sont également mieux intégrées au tissus et ne partent pas par contact.

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Venons en au modifications par rapport au modèle d’origine. J’ai beaucoup réfléchi a intégrer du 1/1 dans la robe mais je n’ai pas trouvé sur quoi mettre l’accent en particulier, donc pas de 1/1 à part pour la peau et les cheveux.

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Mais une grosse modification tout de même. Une modification que je n’aurais pas osée faire l’année dernière mais qui m’ouvre des portes sur les modèles Mirabilia, pas toujours exempts de défauts de conceptions. Holly contenait un ombrage léger sur la peau en DMC 754 et 948 mais Peony, elle, était complètement brodée en DMC 948. J’ai donc demandé à un ami sachant dessiner d’ombrer la peau directement sur la grille. J’ai ensuite réalisé la conversion de la peau en 1/1 en intégrant l’ombrage. Ma Peony Pixie a donc des reflets sur ses mollets, une omoplate, un coude et des reflets sur son visage. Je suis très très contente du résultat, un grand merci à Spike.

Comme souvent avec Nora Corbett, cette broderie possède des perles et des charms. Ici les perles se font assez discrètes même si il y en a beaucoup, notamment dans les ailes de la fée. Une photo en lumière rasante vous les montrera mieux.IMG_7996

J’ai pris beaucoup de plaisir a réaliser cette broderie. Je suis vraiment heureuse d’avoir osé modifier la grille dans sa structure. La Peony qui habite mon jardin est repartie se cacher sous les feuilles de ma pivoine. A bientôt pour une nouvelle broderie. Je passe sur mon projet tricot.

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Holly une Pixie couture collection de Nora Corbett

Nora Corbett est une créatrice américaine incontournable pour de nombreuses brodeuses. Les sujets de ces grilles sont très « fille » : des fées, des sorcières, des sirènes et de belles dames en grande tenue. Ces broderies sont réhaussées de perles et de fils « métalliques » qui brillent. Il y a peu de point arrière et beaucoup de grands blocs de couleurs. C’est donc une créatrice de choix pour débuter avec les créateurs américains.  Pour celles que la grande taille des Mirabilia rebute, les modèles « Nora Corbett » sont de dimension plus abordable.

IMG_7981Ma broderie en cours est « presque » terminée.  J’aime vous présenter des ouvrages finis, aussi il vous faudra attendre encore une semaine ou deux pour la voir. Comme il fait un temps superbe et que la lumière est excellente, je ne résiste pas à vous présenter cette petite fée brodée il y a quelque temps déjà. Il s’agit de la grille « Holly » de la série Pixie Couture Collection n° NC128 de Nora Corbett, la créatrice de Mirabilia.

La collection « pixie couture » regroupe plus d’une vingtaine de fées correspondant chacune à une plante ou à une fleur. Je n’aime pas tous les modèles mais il y en a bien une dizaine que j’adore. Mes couleurs favorites étant le rouge et le vert, la première pixie que j’ai choisie est celle du houx : Holly.

IMG_7978Je brode très souvent sur du lin « naturel » assez foncé. Quand j’ai initié ma série Pixie, j’ai été prise par l’envie de changer un peu. J’ai donc acheté à l’Aiguille en Fête un coupon pailleté chez Saw it All. Les coupons au détail sont très abordables et d’une taille idéale pour ce type d’ouvrage. Comme je voulais un fini assez délicat j’ai choisi une toile assez fine (14 fils de trame au cm). Les paillettes sont justes collées sur une une face de la toile et sont irisées. Ce choix n’a pas été très judicieux parce que premièrement cette taille de toile ne convient pas à la taille des perles qui sont trop tassées les unes sur les autres. Je le sais désormais pour les ouvrages perlés il faut prendre soit une toile de lin ou d’étamine de 12 fils au cm soit une toile aïda de 5 croix au cm. Deuxièmement, les paillettes ne tiennent pas bien et j’en avais plein les mains en brodant. Comme il y en avait beaucoup au départ, il en reste assez pour l’effet. Je regrette tout de même un peu mon choix de toile.

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C’est également avec cette broderie que j’ai initié le mélange 1/1 fil et 2/2. J’ai donc naturellement brodé le visage et la peau en 1/1 mais également les fruits du houx dans la robe.  J’ai redessiné mon 1/1 de façon à adoucir les angles et éviter l’effet « pixel » de la conversion stricte 2/2 vers 1/1.

Je suis très contente du résultat final malgré mon problème de toile. Comme souvent chez Mirabilia-Nora Corbett, j’adhère complètement au choix des couleurs qui se marient superbement. J’aime également beaucoup la pose de la demoiselle. La grille est équilibré et donne une idée de mouvement que ne possède pas les Mirabilia dont l’attitude est plus celle des portraits posés des grands personnages d’autrefois. Le choix de « pixie » pour nommer cette série est excellent. Les fées sont petites et délicates et on imagine facilement  se trouver nez à nez avec elles en soulevant une feuille à la tombée de la nuit.

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Pour celles qui cherchent encore sur quelle grille je travaille en ce moment, considérez cet article comme un indice. Bonne vacances à toutes et tous.

 

 

C’est les vacances

Ah, les vacances… Je passe une bonne partie de mon voyage en RER à rêver de ce moment ou je pourrais broder ou tricoter sans compter.

Et quand l’heure de partir arrive enfin, deux questions s’imposent à moi : la première, qui sont les amis qui vont croiser ma route et la seconde, quels projets j’emmène avec moi. En ce qui concerne la seconde, je suis alors prise d’une frénésie qui me fait butiner mon stock tel une abeille avide de pollen au printemps. J’adore cet instant ou je vais pouvoir concrétiser quelque-uns des rêves milles fois mâchouillés pendant l’année. Si emmener les projets en cours s’impose comme une évidence, choisir un projet tricot et un projet point de croix pour voyager avec moi est un voluptueux délice. Une semaine avant la date fatidique, mon stock prends donc l’air dans mon salon et mes projets potentiels sont revus, un par un. La salle à manger prends des allures de vide grenier, encombré qu’il est par mon trésor exposé et le linge que les enfants veulent absolument prendre avec eux et qu’ils ont pourtant sali la veille.

Voici donc les lauréats de cette année, qui ont eu l’honneur de voyager à mes pieds pendant le trajet (vous n’imaginez pas que je vais les mettre dans le coffre, loin de mes yeux?). Comme je préfère vous montrer des photos de mes projets une fois terminés, je vous en présente donc le teaser, histoire de vous mettre en appétit.

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Mon premier projet en cours est un projet tricot. Il s’agit d’un pull « Top Down » commencé pendant le cours que j’ai pris avec Triscote. Je vous en parlerais plus en détail dans peu de temps puisqu’il ne me reste plus que les manches à terminer. Il s’agit d’un pull réalisé pour partie en jacquard à fils tirés, pour lequel j’ai marié de la laine creusoise Fonty « n°5 » bleue canard avec une laine changeante de chez Plassard « Et après » dans les tons bleu-vert. Si tout ne c’est pas exactement passé comme je l’avais pensé, je suis si contente du résultat que je suis retournée dans ma boutique de laine rue de Vaugirard (une maille à l’endroit, 12 Place Adolphe Chérioux) pour concocter une nouvelle série.

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Mon second projet en cours est un projet broderie. Il y a une intruse dans la photo mais globalement vous avez ici sous les yeux tout mon nécessaire à broder. Avec dans une liste digne de Prévert, les fils moulinés, le tambour, les ciseaux, la photocopie de la grille en partie fluotée, le fluo, les perles et les fils spéciaux de cette grille « girly », mon cahier à petits carreaux et mon crayon de papier indispensables pour broder en 1/1 et enfin mes lunettes parce que je vieillie. Je ne doute pas une seule seconde que pour certaines d’entre vous, il y a là assez d’indice pour deviner ce que je brode. Faites moi part de vos déductions. La réponse devrait arriver bientôt puisqu’il ne me reste « plus » qu’à finir le 1/1 et à perler.

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Le troisième projet est un projet tricot dont vous n’avez ici que la laine. Celles qui me suivent sur Facebook ont eu un indice supplémentaire puisque j’ai publié une photo de mon exercice préalable à son commencement. Il s’agit d’un châle qui pourrai s’appeler « jeux de patience ». Je suis un peu dubitative sur la quantité de laine du kit mais on verra bien. Vous pourrez suivre ses aventures dans mes encours car je pense qu’il n’est pas près de se terminer.

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Et pour finir, mon second projet broderie. Les habituées de cette créatrice reconnaîtrons de suite ce kit même si la toile n’est pas celle d’origine. Notez au passage la piètre qualité de mon gazon cette année. Espérons que le trèfle, même à trois feuilles, porte chance à mes projets.

Voilà, je file me dorer les doigts de pieds en Loire Atlantique. Faites moi part du résultat de vos déductions sur la nature de mes projets et passez de bonnes vacances.

Au Bonheur des Dames

Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre… Et oui, cela fait plus de 20 ans que j’ai quitté le collège. De mon temps, nous devions faire des fiches de lecture sur des livres dont la liste nous était imposée par le professeur. En 4ème ce fut l’Assommoir de Zola. Avec le courage de ceux qui se croient grands alors qu’ils n’ont que 14 ans, j’avais conclu ma fiche par un jeu de mot dont j’étais fière : « L’Assommoir c’est assommant ».  Quelques années plus tard, au lycée, avec ma meilleure amie, nous nous sommes mis en tête de lire tous les Rougon-Macquart dans l’ordre. Et tout à coup, j’ai aimé Zola pour la même raison que je le détestais hier : ses descriptions.

Pourquoi je vous raconte tout cela ? Parce qu’aujourd’hui je vais vous parlers d’une créatrice : Cécile Vessière, de ses broderies et de sa boutique Le Bonheur des dames.

J’adore aller dans cette boutique pour plusieurs raisons : d’abord pour le lieu, près de gare de Lyon et sous les arcades, elle est belle, grande et sur mon chemin. Ensuite pour le décors, dans cette boutique, tout est mat, le lin, le bois, les magnifiques broderies exposées sur les murs ou dans la devanture. Puis pour le choix, au Bonheur des Dames, on trouve toutes sortes de grilles et de kits et pas seulement ceux de Cécile Vessière. Et enfin parce que j’aime les broderies qu’elle imagine et notamment celles qui associent des mots et des images. Et la boucle est bouclée; là ou Zola faisait apparaître des images à travers ses mots, Le Bonheur des Dames mêle les mots aux images.

Je suis une brodeuse en série, quand on aime on ne compte pas, voici donc les trois petites broderies que j’ai réalisé à partir des kits achetés sous les arcardes.

au bonheur des dames2La première est une Collection de papillons. J’avais acheté une toute petite toile d’étamine blanc vert en brocante dont je ne savais pas quoi faire. Pourquoi ne pas y poser une ribambelle de papillons colorés ? Ce fut chose faite grâce à ce kit. Hormis la toile qui n’est pas la toile d’origine, je n’ai fait aucune modification sur cette grille. J’aime tout particulièrement le papillon bleu au centre qui ressemble aux Morphos. J’aime également chez cette créatrice l’utilisation qu’elle fait de deux fils de couleur différente pour broder des couleurs « aspect » chiné comme sur le papillon en haut à gauche et celui en bas à droite.

WP_20150701_002J’aime beaucoup la seconde broderie pour ses couleurs. Le melon est très réaliste. J’ai changé la toile comme à mon habitude. Cette toile Aïda était normalement destinée à une autre broderie du Bonheur des Dames. Je trouvais que son aspect rustique correspondait mieux à l’esprit cuisine de celle-ci. Quelques mauvaises surprises tout de même dans cette broderie. Une erreur dans la légende et pas de point arrière sur la grille pour les nervures des feuilles. J’ai du improviser sur la base de la photo du kit, pas très grande.

IMG_6713La troisième grille est typique du Bonheur des Dames : les gourmandises. Il existe tout un tas de déclinaison de cette pile de macarons. Du tablier à la nappe en passant par le grand tableau ou la couverture de livre de cuisine, c’est un incontournable. J’ai préféré cette version plus modeste mais qui forme une série avec mes deux autres broderies, tant en taille qu’en style. Je l’ai brodé sur la toile destinée au melon : une toile de lin d’aspect rustique. Là aussi quelques erreurs sur la grille mais rien qu’on ne puisse corriger avec la photo. Après beaucoup de réflexions et quelques essais infructueux, j’ai opté pour le blanc pour broder les inscriptions au point arrière. Sans doute parce que cela fait un rappel du napperon sous les religieuses. J’aime beaucoup la couleur de l’éclair et naturellement celle des macarons. C’est une broderie qui fait saliver sans culpabilité.

Tu prends des cours toi?

Aussi loin que je me rappelle et sans vouloir faire « ma fayotte » : j’ai toujours aimé l’école.

Si cet article a mis si longtemps à mûrir dans ma tête c’est parce que je buttais sur cette question : pourquoi?

Je n’aimais pas tout mes professeurs, même si j’en ai adulé certains. Je n’aimais pas toutes les matières, loin s’en faut. Je ne voue pas un culte à l’éducation nationale. Alors qu’est ce qui me plaisait tant? Ce n’est qu’hier que j’ai trouvé la première partie de la réponse : j’aime apprendre. Découvrir et maîtriser de nouvelles compétences, j’adore ça.

Mais ça ne suffit pas pour expliquer ma nostalgie pour mes années passées les fesses sur une chaise. Je suis tout à fait capable d’apprendre seule via une vidéo ou un « tuto ». Certains sont d’ailleurs particulièrement bien faits. Non, ce que j’aime c’est que quelqu’un qui sait me transmette son savoir. C’est en cela que je regrette de ne pas travailler dans l’artisanat. J’aurai adoré le compagnonnage.

Alors quand j’ai vu fleurir ces nouvelles techniques de tricot, Topdown, montage moëbius, pull islandais, steek etc., j’ai tout de suite cherché des cours. Souvent les clubs ou les cours ont lieu a des horaires qui ne conviennent pas aux personnes qui travaillent. Quand à mes week-end de maman, pas question d’y toucher. Il me fallait un cours en soirée pas loin de mon travail. C’est ainsi que j’ai rencontré Triscote.

A Paris, elle donne ses cours à l’Oisivethé, une boutique de laine et un salon de thé, une véritable antre de perdission pour quiconque aime la laine ou le thé. J’entends déjà mes lectrices en région : « vous en avez de la chance à Paris d’avoir des cours de tricot! ». Et bien « amis provinciaux » réjouissez-vous Triscote fait aussi des cours en province. Et je suis également sûre qu’on y trouve de chouettes boutique de laine.

IMG_7001Mon premier Cours portait sur le jacquard et le tricot islandais sur aiguilles circulaires. Le cours a commencé sur une magnifique présentation de l’Islande et de son lien avec les moutons et leur laine. Ce fut pour moi un moment délicieux et une envie de voyage. Je n’en avais pas conscience mais dans certains pays le tricot est un artisanat et un mode de vie.  Puis le cours à proprement parler a commencé.

Pendant les cours de Triscote, on tricote, on papote et on réalise des « mini tricots » qui nous permettent d’aborder toutes les difficultés que nous rencontrerons dans nos ouvrages. Pendant le cours Jacquard, nous avons abordé tous les secrets du tricot circulaire et le montage d’un pull sans couture de bas en haut en réalisant un mini-pull qui vas très bien à mon homme de bois. La laine Islandaise est très particulière et géniale pour tricoter du jacquard. Et oui, elle gratte un peu.

IMG_7004Dans le cours suivant nous avons appris a sécuriser et à découper bravement notre tricot circulaire. Parce que oui, en Islande on tricote toujours en rond, même les gilets. C’est à la fin qu’on coupe. En Norvège c’est même pire, on tricote le jacquard en rond en plaçant des mailles supplémentaires sur les cotés pour découper une fois le pull fini et refaire des coutures. Comme dirait Astérix : « ils sont fous ces Norvégiens ». Bon ma grand mère qui m’avais appris le jacquard a fils tissés en a pris pour son grade. Il paraîtrais que le jacquard à fils tissé est une spécificité française. L’avenir c’est le jacquard à fils tendu et c’est vrai que c’est plus beau même si on tisse de temps à autre quand l’espace est trop grand. Comme mon ouvrage était un couvre Mug, je n’ai pas eu trop peur de couper. Je ne suis pas sûre d’être aussi sereine avec un pull.

IMG_7008J’ai pris tellement de plaisir pendant ces deux premiers cours que dès que Triscote en a proposé un sur le montage Moëbius, j’ai foncé sans même savoir de quoi ça parlais. Le Moëbius c’est une curiosité dans le monde du tricot. Un tricot qui grandi simultanément en haut et en bas c’est original. Le montage c’est un coup à prendre et c’est très bien expliqué chez Filcolana mais pour le coup j’étais vraiment heureuse d’avoir quelqu’un avec moi pour me montrer. Je ne peux pas parler des cours sans parler du groupe. Comme il n’y a jamais eu plus de 8 personnes par cours, notre charmante professeur à toujours le temps de nous expliquer individuellement ce que l’on a pas compris et à reprendre nos tricots tout bizarre de novices. Ce soir là l’ambiance était plus dissipée que studieuse et j’ai passé un très bon moment. J’ai tout récemment pris un cours de Topdown mais je garde pour le moment la surprise sur le résultat.

IMG_7002Depuis toute petite j’ai le regret de ne pas savoir crocheter. Ma mère crochète très bien mais elle ne m’a jamais transmis son savoir. J’ai donc appris toute seule pour pouvoir finitionner mes tricots mais je voulais aller un peu plus loin et réaliser un ouvrage entièrement au crochet. J’ai appris laborieusement à faire des granny à l’aide de vidéos. Alors quand j’ai vu qu’à l’Oisivethé on pouvais également prendre des cours de crochet, j’ai réservé ma place. Notre professeur est Cécile Balladino de Eclectic Gipsyland. Après avoir appris le point pour réaliser une écharpe, j’ai découvert qu’on pouvais crocheter avec des opercules de canettes.  Ce premier point permet de faire des trousses ou des sac. Mais on peu également faire des fleurs.

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J’adore prendre des cours, ma ballade parisienne est donc loin d’être terminé. J’aime aussi prendre du temps pour moi et ces cours sont une bulle d’oxygène. J’ai plein de projet et le prochain est d’apprendre à coudre. Ma grand mère maternelle était couturière mais elle non plus ne m’a rien transmis. J’aurais donc bientôt des choses à vous montrer. Et vous, vous prenez des cours?

Ce qui a commencé doit finir

Commencé au mois d’octobre, mon pull vient de tomber de mes aiguilles. Comme vous le savez, je suis une fan inconditionnelle de Batilou et de ses tricots sublimes. Elle ne cesse de nous encourager à tenter des choses nouvelles, à expérimenter, à faire l’explication buissonnière. Depuis un an, que ce soit en tricot ou en broderie, je commence timidement à m’émanciper du modèle initial. Ce pull est donc bourré d’expérimentation.

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L’histoire de ce pull commence avec un piège tendu par mon petit dernier. Il a dit à sa maîtresse que sa maman lui avait tricoté un cadeau. Par conséquent, j’ai du m’exécuter. La maîtresse ayant adopté un petit chiot en mai, je me suis dis que lui faire une couverture pour juin serait une bonne idée. Avec mes restes de laine, (j’ai entendu nombreux?) j’ai tricoté la couverture en copiant éhontément celle de Sakiko. J’ai adoré le point « hexagone » qui donnait du relief et un côté « rayon de miel ».

J’avais très très envie de faire un pull dans ce point mais pas de modèle en vue. Profitant d’un rare moment de libre, j’ai fais un tour à la droguerie. J’aime l’ambiance de ce magasin, elle me fait du bien et m’inspire. Et c’est là que j’ai rencontré le pull « saumur ». Pile ce que je recherchais et en rouge, une de mes couleurs favorite. parfois le hasard fait bien les choses.

IMG_6890Ce pull est réalisé en laine « surnaturelle » couleur merlot et en « comète » de couleur rouge. Sa fiche porte le numéro 3067. Il est constitué de deux points différents : le point alvéole (Cf. photo) et le point passé (Cf. couverture de Sakiko) au bas des manches, en bas du pull et au niveau du col. Le point alvéole n’est pas très facile à expliquer et les schémas aident beaucoup. Contrairement au point passé, il ne fait pas de relief. Ce point est de complexité moyenne mais une fois la technique acquise il ne présente pas trop de difficulté.

IMG_6885Je n’ai donc pas complètement suivi les explications. Premièrement j’ai tricoté le corps et les manches en rond sur une aiguille circulaire. Deuxièmement j’ai limité au maximum le nombre de couture. J’ai donc relevé les mailles des emmanchures pour tricoter les manches. Ce n’était pas trop facile de les tricoter en magic loop avec le tricot qui s’enroulait sur lui-même au fur et à mesure mais pour moi qui ai du mal a monter les manches c’est une idée que je retiendrais. De la même façon, j’ai relevé les mailles du col. J’ai également bidouillé les augmentations et le nombre de maille des manches pour avoir des manches à ma longueur (S) avec une largeur à ma taille (L). J’ai donc réparti les diminutions (j’ai tricoté les manches de haut en bas) de la taille S sur le nombre de maille de la taille M. Le corps lui est tricoté en taille M.

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Comme les bords des manches et du bas du tricot « roulottaient, je les ai doublés en jersey avec la laine surnaturelle. J’utilise souvent cette technique sur les layettes pour que les petits doigts passent mieux dans les manches et que le col soit plus doux.

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Au final, j’aime beaucoup ce pull. Il est doux et mousseux grâce au mohair de la laine comète et il brille juste ce qu’il faut. Je suis également fière de mes adaptations. Un seul regret cependant qui me poussera sans doute à le re-tricoter dans une autre couleur : Le col. le col du modèle original était tricoté en côte 1/1. J’ai décidé de le faire en point passé pour qu’il s’harmonise avec le bas du pull et des manches. Le point passé étant plus serré que le point alvéole, j’ai remonté plus de maille que prévu. Comme j’imaginais un col droit, je l’ai doublé en jersey pour qu’il se tienne mieux. Mais j’ai remonté trop de maille et mon col est plus un col « bateau » qu’un col droit. Je n’aime pas trop le rendu de ce col. et vous qu’en pensez-vous ?

Partie sur ma lancée, j’ai commencé mon prochain pull. C’est également une première puisque je le tricote en « top down ». A bientôt pour de nouvelles aventures tricotesque.

Une petite histoire de points

Pour mIMG_6680oi tout a commencé avec cette broderie, qui entre nous n’est toujours pas finie. Il s’agit de Stroke of Midnight de Teresa Wentzler. C’est la première grille que je voyais qui mélangeait le 2/2 fils et 1/1 fil. Cela n’est possible que sur des toiles de type lin ou étamine. Le 2/2 fils consiste à broder 2  fils de mouliné sur le croisement de 4 fils de trame, 2 à la verticale et deux à l’horizontal. Le 1/1 consiste à broder avec 1 fil de mouliné sur le croisement de deux fils de trame, un à l’horizontal et un à la verticale. Dans cette grille, la créatrice a dessiné elle-même les parties de grille en 1/1 et a également joué à laisser la toile visible. Le visage, la peau et les rubans de la robe étaient brodé en 1/1. C’était une idée géniale. Cela créait un relief et un effet que j’ai adoré.

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Dans cette seconde grille, In the Arms of an Angel de Lavander&Lace, j’ai retrouvé cette même idée. Dans celle-ci, seule la peau de l’ange et celle du bébé étaient brodés en 1/1. Là encore, la créatrice avait dessiné elle-même la grille en 1/1 comme une alternative au 2/2. Le choix est laissé à la brodeuse de choisir l’une ou l’autre. Je suis partie à l’aventure avec le 1/1 et je ne le regrette pas. J’ai même poussé jusqu’à faire les cheveux de l’ange en 1/1. J’ai procédé de la façon suivante : 1 croix en 2/2 égal 4 points en 1/1. J’ai donc suivi la grille originale.

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J’ai ensuite eu l’idée de faire la même chose avec Titania Queen of the fairies de Mirabilia. Seul problème, une partie de la peau était brodée en mélangeant deux fils de mouliné de couleur différentes. Sur le moment, je n’ai pas eu l’idée de chercher la couleur la plus proche, ce que j’aurai dû faire en ayant recours à mon nuancier. J’ai donc brodé un damier avec 2 croix de chaque couleur pour une croix de mélange. De loin ça fait illusion mais c’est un bidouillage que je regrette.

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Puis j’ai réalisé cette Little Mermaid de PINN achetée en Thaïlande en 2005. J’avais dans l’idée de faire ressortir son collier et sont bracelet en brodant son joli visage et sa peau en 1/1. J’ai également eu envie de mettre en valeur les fleurs dans sa chevelure. Comme elles étaient un peu ton sur ton avec ses cheveux, l’idée de les broder également en 1/1 c’est imposée. Cette fois pas de soucis de couleurs et le but est atteint je trouve.

 

 

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Le temps passe et cette idée de mélanger le 2/2 et le 1/1 c’est propagée, surtout dans la communauté américaine de brodeuse de Mirabilia ou de Lavander&Lace. C’est donc naturellement que j’ai brodé cette holly pixie de Nora Corbett (la créatrice de Mirabilia et fille de la créatrice de Lavander&Lace) avec la peau et les cheveux en 1/1. Mais l’expérience des fleurs dans la chevelure de la petite sirène m’a inspiré l’idée de broder les baies de la robe également en 1/1. Autre chose apprise sur le net (et je m’en veux encore de ne pas y avoir pensé), le résultat de la conversion en 1/1 pouvait être encore plus joli si on lisse un peu la séparation entre deux couleurs. Je n’en étais pas encore à redessiner la grille mais l’envie était là. Là ou avant j’avais des escaliers, on peut voir maintenant des courbes douces et harmonieuses.

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D’autres broderies ont suivi et désormais le mélange 2/2 et 1/1 fait partie de mon ADN. Quand je regarde une grille, je sais d’entrée ce que je vais broder en 1/1 et ce qui restera en 2/2. Mais la broderie où cette envie c’est le plus exprimée c’est cette étude botanique de V. Enginger. Parceque l’envie de finir ce modèle était très forte, je n’ai pas pris le temps de la redessiner et c’est un tord. Malgrès la finesse du 1/1, on voie nettement l’effet d’échelle dû à la conversion. Un seul problème : comment broder une autre étude botanique sans faire la même chose.

Désormais j’ai appris à redessiner les grilles avant de broder en 1/1. C’est une étape incontournable pour que le 1/1 s’inscrive harmonieusement dans la broderie. Pour que les points ne se superposent pas mais s’intègrent et se mélangent l’un à l’autre de façon complémentaire. Mais n’allez pas croire que je ne brode qu’ainsi. Pour certaines grilles comme celles de Sylvie Teytaud le 1/1 n’est pas adapté.

En tout état de cause, mes promenades sur la toile sont une source inépuisable d’inspiration. Voyagez, testez, osez.

 

 

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