Si on m’avait dit…

Cela fait trop longtemps que je ne vous avais pas écrit. Peut être est-ce parce que mes dernières réalisations ne m’inspiraient pas d’articles suffisamment intéressants. Peut être également parce qu’il est parfois plus difficile pour moi de rester dans le futile et la légèreté. Toujours est-il que vous m’avez manqué.

Il y a quelques années, j’avais commencé (et terminé) un chèche rayé en coton et biais (délirette) de la droguerie : le modèle « Sète ». J’avais rencontré plein de difficultés avec cet ouvrage. La première avec le point mousse en délirette (alternance de rang rivière et de rang dit allongés). La seconde avec le fait qu’il me manquait une page d’explication et que j’étais à 300 km de Paris. J’avais improvisé la mort de l’âme et j’avais été extrêmement déçue du résultat qui tenait plus du bavoirs que du chèche. Pourtant les couleurs étaient jolies… J’ai pris cette photo en souvenir, puis j’ai tout détricoté.

Mes aventures « chalesques » se sont arrêtées là pendant un bon moment. Et pourtant ce ne sont pas les tentatrices qui manquent sur le web avec leur superbe châles. Puis, alors que je flânais le nez en l’air à l’Aiguille en Fête, j’ai croisé le chemin d’un superbe fil qui allait me réconcilier avec les châles : le fil Ravinala de chez Plassard ». C’est un fil qui se compose de quatre fils. L’effet dégradé se construit de la façon suivante, régulièrement l’un des quatre fils est remplacé par une autre couleur. Des quatre fils identiques sur la première longueur, on passe à trois fils identiques et un d’une autre couleur, puis deux et deux etc… Le changement de fil se fait tout simplement par un nœud. Le fil n’est donc pas à proprement parlé dégradé c’est l’assemblage de couleur qui change. On a donc des démarcations assez nettes aux changements de fil. C’est peut être une idée à reprendre avec des fils de son choix, à condition qu’ils soient très fins.

 

La pelote n’est pas très chère, elle coute entre 16 et 19 euros et permet de faire un châle. Un modèle gratuit est disponible dans le papier qui entoure la bobine. J’en ai acquis trois dont les couleurs m’ont tout particulièrement charmées. Et je me suis lancée dans la réalisation du modèle offert avec le coloris n°05. Le point est assez simple, il s’agit d’une alternance de jersey et de point fantaisie. Le point fantaisie étant lui même une alternance de jersey endroit et de jersey envers. Bref, c’est à la portée des débutants. La seule difficulté est de construire le motif avec les augmentations en début de rang. Mais une fois qu’on maitrise la séquence, tout roule.

Enfin tout roule plus ou moins car mon coté droit n’est pas symétrique avec mon coté gauche. J’ai dû rater quelques diminutions. Heureusement ça ne se voit pas trop. Autre détail un peu stressant, la pelote est donnée pour un châle mais jusqu’au bout j’ai eu un doute. Un duel c’est donc rapidement engagé entre moi et ma pelote pour savoir qui allait céder le premier. Je vous rassure, j’ai pu aller au bout sans problème. Comme je suis plutôt prudente, j’ai fait mon échantillon mais une fois les mesures prises, je l’ai détricoté pour le ré-intégrer à ma pelote.

Le châle obtenu est assez grand. Le mien fait 2 m de long sur 60 cm au plus large. N’ayant pas le matériel, il n’est pas bloqué. Je l’ai tricoté en 4 1/2. C’est un mélange de coton et d’acrylique il est donc lourd sans plus. Je pense que je vais aller faire un tour à la droguerie pour trouver des perles ou des pampilles pour le finir et lui donner un joli tombé en alourdissant les sommets du triangle.

J’ai réalisé ce châle un peu comme on fait un exercice, j’avais une idée en tête mais avant de la réaliser, j’avais besoin de jauger le potentiel de ce fil.

Voilà c’est chose faite. Si vous m’aviez dit qu’un jour je tricoterais un châle, je ne suis pas sûre que je vous aurais cru.

Madame La Fée : La potion magique

Voilà plusieurs semaines que ma broderie est terminée. Seulement voilà pour vous la montrer il ne faut pas moins qu’une Grande Conjonction. Non, je ne parle pas de celle qui permet selon son camp soit de sauver le monde soit d’invoquer le Grand Crick Me Croque. Non, ma Grande Conjonction est tout à la fois plus modeste et plus hasardeuse à obtenir .

Déjà, première étape : il faut un dimanche tranquille à la maison.

Deuxième étape, il faut que ce dimanche soit ensoleillé, car sans lumière point de photo. C’est relativement facile en été mais moins aisé en février.

Troisième étape pour les grands modèles comme celui-ci : tendre la toile. J’ai perdu au moins une centaine de neurones avant d’arriver à assembler mes différents Q-snap de façon à pouvoir tendre mon ouvrage. J’ai eu l’espace d’un instant le sentiment d’être un cobaye de laboratoire soumis à un test d’intelligence.

Quatrième étape : trouver un espace sur l’ordinateur. A la maison, j’ai trois enfants, un mari, deux ordinateurs et une tablette. Pendant les vacances scolaires, tout ce petit monde se livre une vraie guerre de territoire à laquelle je n’essaye même pas de participer.

Cinquième et dernière étape, faire une sélection drastique des photos, les retailler, les travailler etc. Comme vous pouvez le constater, écrire un blog est une quête dont chaque article est le Graal.

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Voici donc (roulement de tambour) La potion magique de Madame La Fée. Je dois vous l’avouer, j’ai énormément râlé pendant que je brodais cette grille. Sa réalisation a été une bagarre permanente. Notre relation était passionnelle du genre « je t’aime, moi non plus ». J’ai poussé un véritable cri de guerre en posant la dernière croix. Je n’ai jamais autant modifié une grille originale que pour ce modèle.

img_8253Premièrement, pour que ma potion magique puisse s’harmoniser avec sa copine le petit chaperon rouge, j’ai décidé de la broder sur la même toile. Il s’agit d’une toile de lin 12 fils couleur « le thé d’osaka ». Afin de savoir si cette couleur est compatible avec la grille, j’avais pris le soin de poser la question à la créatrice en personne. Elle m’a dit : « C’est ok ». Et bien, non. Cette couleur de toile n’est pas compatible avec la grille car le vert du feuillage est complètement ton sur ton avec la toile. Avec l’aide de mes copines Facebook, j’ai donc changé la couleur des verts. J’ai procédé aux substitutions suivantes : 3362, 3363 et 3364 ont été remplacés respectivement par 580, 581 et 936.

img_8277Deuxième coup de gueule : la grille se présente sur 8 feuillets sans redondance. Il n’y a donc pas de reprise de la page précédente sur la page suivante ce qui demande une vrai concentration au changement de feuille. Est-ce vraiment nécessaire quand sur certaines feuilles il y a 6 lignes? Pas sûre. Il y a également une consigne un peu taquine sur le point arrière réalisé avec le fil blanc. Il est dessiné en rouge sur la grille pour la fumée du chaudron (regardez sur le net certaines filles l’ont brodé en rouge et ) et en noir au niveau du flacon et de l’éprouvette en bas à gauche. Deux couleurs différentes sur la grille pour représenter une troisième couleur….taquin je vous dis.

Soit dit en passant j’ai également modifié les verts du chaudron et du flacon afin de leur donner un coté plus « radioactif « . J’ai donc utilisé le 906 pour le plus clair et le 907 pour le plus foncé et je suis plutôt satisfaite du résultat.

bouquet3Troisième coup de gueule et pas des moindres : le point arrière. Il est comme tracé à main levé sans tenir compte le moins du monde des contraintes de la toile. J’ai donc retravaillé l’ensemble du point arrière et je peux vous dire qu’il y en a. La pire bataille a eu lieu au niveau des toiles d’araignées. img_8280J’ai failli déserter à plusieurs reprises mais j’ai tenu bon et le résultat est pas mal. Les vrilles du lierre ont également été refaites mais moins dans la douleur. Pour le bouquet du haut, j’ai opté pour un ruban rouge, le même que celui que j’avais utilisé pour le chaperon rouge. Pour le point arrière du balais j’ai opté pour un fil effiloché d’une toile de lin naturelle pour le coté rustique. j’ai également remplacé le fil rouge clair du point arrière par un rouge plus foncé qui rend plus « sang coagulé ». Voilà, j’en ai fini de mes coups de gueules.

 

img_8259Comme j’avais pris la bride sur le cou, j’ai continué à accommoder la grille à ma sauce et j’avoue que j’y ai pris un plaisir certes un peu subversif mais gourmand. Je dois le confesser, je suis nulle en point de nœuds. J’ai essayé souvent, longtemps. Puis un jour j’ai pris le parti de remplacer les points de nœuds par des perles. C’est ce que j’ai fait dans le bouquet de gui en haut à droite où le point de nœud blanc est remplacé par des perles blanches légèrement nacrées. C’est également le cas pour le bouillonnement du flacon. Le point de nœud est remplacé par des perles vertes brillantes, d’un vert proche du 906.

sorciere1Dernier remplacement : la petite araignée qui pend du chapeau de la sorcière. Je dois remercier mes croixpinettes Facebook auxquelles j’ai lancé un appel désespéré pour trouver l’araignée qui convenait. Un merci très spécial à Nathalie G. qui m’a fourni l’Araignée Unique, celle faite pour cette broderie et qui provient de son bouquet d’Halloween. J’ai cherché en vain l’équivalent pour remplacer les chauves souris en haut de la broderie. Dernière petite modification en passant, la sorcière a les yeux verts. Avouez que c’est indispensable quand on a les cheveux roux.

Voilà j’ai fait le tour de la potion magique à ma sauce. J’espère qu’elle vous plait et que certaines d’entre vous relèveront le défi que représente cette broderie. La sorcière rejoint donc le chaperon au pays des contes. A bientôt pour du tricot cette fois.

Décidément, on ne l’arrête plus!

img_8215tJ’ai un ami Parisien. Si, je vous jure! Il adore les végétaux, et pas uniquement ceux qui se mangent. Tout ce qui contient de la chlorophylle trouve grâce à ses yeux.  Son problème : il est sans jardin fixe. Alors nous sommes quelques uns à le laisser utiliser nos jardins comme terrain de jeu. Cela n’est pas sans risque car parfois au milieu des bulbes de tulipes, il glisse quelques plantes étranges et exotiques. Pour des raisons inconnues, notre jardin pousse les plantes au gigantisme et au bien être, ce qui nuit souvent à la floraison et donc à la récolte des fruits. C’est bien connu, il faut un peu stresser les plantes pour qu’elles fleurissent. Ma belle-mère menace régulièrement ses hortensias d’arrachage en cas de non floraison et ce sont les plus beaux du quartier.

img_8230tMais revenons-en à mon ami parisien et jardinier. Un printemps, il a mis en terre chez nous une plante d’Amérique du Sud couverte de piquants des tiges jusqu’aux feuilles. Cette plante, donnant des fruits aussi bons que difficiles à cueillir, n’était pas censée survivre à l’hiver.  Elle ne devait pas être au courant car l’année suivante, elle avait un « tronc » de 10 cm de diamètre et envahissait notre petit jardin. Nous lui devons également l’un des rares mandarinier d’île de France à faire 4 kg de mandarines exquises tous les deux ans. Je ne parlerais pas du Néflier du Japon, source constant de chamailleries avec mes petits monstres qui me traitent de stupide hobbit jouflu quand j’ose faire des confitures avec ses fruits. Bref, notre jardin n’est pas seulement un jardin, c’est également une zone expérimentale pour jardinier parisien farceur.

img_8225tAlors, je ne sais pas ce qu’il a mis comme graines cette année mais je n’arrête pas d’y récolter des fées. La petite dernière est la fée des violettes. Elle était là, cachée sous la Céanothe, dans sa belle robe de soirée. Elle m’a fait une révérence en soulevant un peu le devant de sa robe, laissant entrevoir ses souliers verts et son joli jupon rose. Ses ailes irisées brillaient au soleil. Elle portait, posée sur ses longs cheveux verts feuillage, une couronne d’or et d’améthyste.

img_8216tFaire fleurir sa petite violette avait du lui demander quelques efforts car ses joues étaient toutes roses. J’aimais tout particulièrement l’élégance de ses manches ballons. Sa taille ainsi que son col était soulignés par un audacieux ruban rose. Elle était là souriante et tranquille. Je ne pouvais tout de même pas la laisser là dans le froid de l’hiver. Alors comme dans ce conte que j’écoutais enfant : les fleurs de la petite Ida. Je l’ai invité au bal des fleurs.

Elle y a rejoint ses sœurs, les fées des tulipes, des anémones et des iris. Elles ont valsé toute la nuit, sur la belle musique de Chopin. Je suis sûre que mon ami jardinier a planté d’autre graines dans mon jardin qui ne manqueront pas d’éclore l’année prochaine. En attendant bonne nuit mes chères fleurs. img_8195

PS : Merci à Sylvie Teytaud pour ces petites fées.

Madame La Fée : Le petit chaperon

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C’est tout naturellement que je suis passée des petites fées de Sylvie Teytaud aux petits personnages de conte de Madame La Fée. Ces illustrations ont en commun un aspect un peu naïf et des couleurs assez vives. Le petit chaperon rouge, Alice au pays des merveilles, une sympathique sorcière et une princesse toute de rose vêtue constituent une petite série qui avait tout pour me plaire. Les fans de Madame La Fée ne manqueront pas de me dire que ces grilles sont assez atypiques au regard des créations habituelles de cette créatrice et elles auront raison. Toujours est-il que sans ces grilles je n’aurais jamais brodé Madame La Fée.

img_8089Ma première rencontre avec l’univers de cette créatrice s’est effectuée sur un salon, l’Aiguille en Fête. Depuis je ne manque jamais une occasion de venir voir son stand et ce quel que soit le salon. C’est une personne charmante et douce et chose rare, elle prend toujours le temps de papoter avec ses clientes. J’ai toujours l’impression qu’elle prends plaisir à rencontrer les brodeuses et qu’elle participe aux salons dans ce but. C’est de plus en plus rare sur les salons où l’objectif principal semble être de plus en plus « faire du chiffre », le plus possible de ventes en un minimum de temps. Chaque grille à son histoire qu’elle raconte avec joie. Ses conseils sont toujours pertinents et ses toiles choisies avec goût. Si vous avez l’occasion de la rencontrer n’hésitez pas à discuter avec elle, c’est une belle âme.

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Le rouge et le vert étant mes couleurs favorites, j’ai naturellement choisi de commencer par le petit chaperon rouge. Quelle ne fut pas ma surprise : sous des dehors naïf, cette grille est loin d’être simple à broder.

img_8107Il y a beaucoup de changement de couleurs. C’est le cas notamment dans le petit pot de beurre qui doit utiliser une dizaine de couleurs différentes. Deux pour le jaune, trois pour la serviette et 4 ou 5 pour le pot en lui même. Mais au final, le rendu est très beau.

img_8110Il y parfois des demis points et chose que je n’aime pas trop, le point arrière ne respecte pas toujours la structure des croix. Il fait son chemin en toute autonomie. La galette en est un exemple. Vous me connaissez mieux maintenant et vous savez que quand la grille ne me convient pas, je la redessine. J’ai donc entièrement refais la galettes pour que le point arrière s’insère correctement à l’intérieur des croix. Cela a généré pas mal de demi-points.

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Puisque nous en sommes à décrire les modifications, j’ai préféré remplacer le point arrière du ruban autour du coup du petit chaperon par un vrai ruban de satin. Je suis très fière de mon effet et de la couleur du ruban. J’ai eu pas mal de difficultés à trouver Le rouge correspondant à celui du chaperon. J’ai également ajouté un peu de point arrière au niveau du visage et des mains du petit chaperon rouge pour les souligner et faire mieux apparaître son menton. J’ai également choisi de broder en noir l’ensemble des écritures alors que celles qui étaient dans le cadre devaient être brodées en blanc.

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Au delà de ces quelques modifications qui rendent cette broderie unique, ce que j’aime par dessus tout dans cette grille est l’importance donnée aux petits détails. Le corbeau et les branchages qui jouent avec le cadre. Le loup qui se cache à la lisière du bois tout en bas à droite. La composition de l’ensemble est très équilibrée. Tous les éléments sont répartis harmonieusement. Les différents personnages sont également mis en valeur sans que l’un d’entre eux soit mis en avant, à par le loup bien entendu. Une dernière petite remarque sur ses toiles de lin. Je les trouve superbes. Il s’agit de la 12 fils soit 6 points par cm. C’est juste ce qu’il faut pour ces grilles. Voilà, j’ai pris beaucoup de plaisir à réaliser cette broderie, autant j’espère que vous en aurez à la regarder. A très bientôt pour une nouvelle broderie.

Gorjuss : Ballade d’automne

img_8152Je suis une fille de l’hiver. J’ai pointé le bout de mon nez sur cette terre en même temps que le perce-neige. Pourtant l’hiver n’est pas ma saison préférée. Je dois l’avouer, j’ai un faible pour l’automne. Une petite musique mélancolique accompagne la chute des feuilles. En automne, la nature met toute son énergie à se parer de couleurs avant de s’endormir. C’est le bouquet final de son spectacle annuel.

img_8122En automne, on récolte les fruits de l’été et on prépare le printemps. Noix, châtaignes, champignons se cachent sous les feuilles. Quand je prépare le jardin pour l’hiver, j’ai l’impression d’accompagner un enfant vers le sommeil, tendrement. Nous avons d’ailleurs une tradition qui consiste à acheter des bulbes de crocus, de tulipes, de fritillaires, de jacinthes et de narcisses. Chaque enfant de la famille va dans notre petit jardin de ville et met les bulbes ou il veut, secrètement et sans aucune restriction. Ainsi au printemps nous avons tous la surprise de voir pousser des fleurs à des endroits inattendus. Mon petit leur fait un petit lit de terre et souhaite bonne nuit aux fleurs. Mes grands font des grands trous à la bêche, décapitent le gazon, mettent les bulbes dans le trou et le rebouchent en sautillant dans une joyeuse danse dite « du petit gazon ».

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Nous avons également une autre « tradition » qui consiste à « prêter » notre jardin à un ami. Il est parisien et n’a pas de jardin, mais des graines et des plantules plein les poches. Ces plantes viennent en général de pays lointains et font voyager le jardin. C’est grâce à lui que nous faisons chaque hiver une récolte de mandarines franciliennes. Parfois les plantes échappent à leur créateur et deviennent envahissantes, comme cette plante mexicaine pleine d’épines qui n’était pas sensée passer l’hiver.

Grâce à lui, chaque printemps réserve on lot de surprises et laisse un peu de répit aux mauvaises herbes. On ne sait jamais si ce qui sort de terre est une promesse ou un intrus.

Cette petite Gorjuss qui a fait le voyage avec moi cet été correspondait parfaitement à mon humeur automnale. Pourtant, on peut dire qu’elle m’a donné du fil à retordre avant de commencer à les croiser.

img_8155Tout d’abord dans le choix de la toile. Le fond de l’illustration d’origine est très sombre, presque noir, mais la toile contenue dans le kit était une toile Aïda beige. Que choisir? La scientifique que je suis procède par étape. Le premier paramètre que j’ai fixé est l’aspect « marbré » de la toile. Une toile unie aurait aplati le modèle or je voulais donner de la profondeur à ce bois.  Dans un premier temps j’ai opté pour une toile gris sombre. J’ai acquis une toile de lin couleur « ciel de Paris » chez madame la fée. Comme je ne voulais pas mettre tout mes œufs dans le même panier, j’ai également acheté une étamine marbrée verte et une étamine beige tachée marron chez Saw It All. Au salon de l’aiguille en fête, les coupons sont vraiment à un prix accessible. Après ouverture du kit, j’ai finalement opté pour la toile beige qui s’harmonisait mieux avec les fils.

Étrangement c’est ce choix de toile qui a donné à mon kit ses couleurs d’automne. Le bois initialement inquiétant est devenu plus mélancolique.

img_8119Comme d’habitude avec les kits Gorjuss, les matières se mélangent pour un résultat unique. Ce sont les fleurs en tulle qui m’ont séduite chez celle-ci. La couleur change en fonction de la superposition du tulle. Rouge foncé pour trois épaisseurs et plus clair pour une épaisseur. L’ensemble est maintenu par une perle noire qui constitue le cœur de la fleur. Il y a également une petite insertion de dentelle au niveau du col qui donne un aspect girly à sa tenue. A bien regarder, ce col de dentelle est une évidence.

Autre grosse réflexion sur cette broderie, son titre. J’ai hésité longtemps entre « promenons nous … », « colchiques » et « histoire d’automne » avant d’opter pour « ballade d’automne » qui lui donne un air de ballade irlandaise. Ballade ayant ici un double sens.

img_8121En ce qui concerne les finitions, rien d’original, adaptation de la grille pour avoir des bords nets, beaucoup de 1/4 et 3/4 de points dans les cheveux et dans la robe.  De même j’ai redessiné le visage et les jambes en 1/1 fils. Pour une fois, je n’ai pas trop souffert en utilisant le DMC light effect. J’ai sans doute fait des aiguillées moins longues. J’ai également fait deux choix techniques dans la réalisation de ce kit. Le premier est de réaliser tous les points arrières en deux fils et non en un. Je voulais vraiment souligner les veinures du bois. Le second c’est de broder les arbres en deux fils et non en un comme préconisé. Pour moi les arbres sont des personnages à part entière dans cette broderie. Je voulais donc pas les mettre en retrait, l’emplacement des sujets étant en elle même une mise en scène. J’espère que le résultat vous plait.

En ce moment, j’ai une grosse envie de broder. La broderie suivante est donc déjà sur mon Q-snap. C’est un petit modèle sans 1/1 fil et sans quart de point dont vous aurez des nouvelles très vite. A très bientôt donc pour une nouvelle broderie.

Fête des plaisirs d’aiguilles à Linas

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Le week-end dernier, j’ai fait une petite visite à une expo-vente que j’aime beaucoup : celle de Linas dans l’Essonne. J’aime aller à la Fête des Plaisir d’Aiguilles parce que l’Essonne est mon département de cœur depuis que j’ai 6 ans. Quand je pense à l’Essonne, je vois le soleil se lever sur les champs où monte la brume des petits matins d’hiver, le feu dans la cheminé, les feuilles du jardin qu’il faut ramasser, les balades dans la forêt de Sénart à la recherche des châtaignes, le grand arbre qui me servait de refuge sur les bords de Seine. C’est là également qu’est né mon ainé. Quand il était petit, j’aimais m’évader une fois par semaine au club de broderie de Linas, un des rares club qui réservait et réserve peut être encore, un horaire  pour les femmes qui travaillent.

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Nous nous réunissions le mardi soir de 20 heures à 23 heures. L’ambiance était si géniale qu’une dame de 72 ans ans préférait broder avec nous malgré le fait qu’elle ne conduisait pas de nuit. Nous avions à disposition une lampe de bureau chacune pour éclairer nos ouvrages. La salle de la châtaigneraie déjà exceptionnelle de jour prenait de nuit avec cet éclairage un peu jaune, des allures de club anglais. Nous prenions une collation vers 22 heures et nous profitions de cette pause pour regarder les ouvrages des autres. Les blagues que nous nous racontions n’étaient pas toujours du meilleur gout mais on rigolait bien.

Je me souviens que la dame âgée (dont je ne me souviens malheureusement pas du prénom) brodait les Lavender & Lace en série sur un grand drap d’aïda et qu’une fois qu’elle en avait brodé six, elle les coupait pour les encadrer. A l’époque, la fête des plaisirs d’aiguille n’était qu’une exposition mais elle était déjà d’une grande richesse.

img_8049Cette année, il y avait moins de laine pour le tricot mais plus de point de croix. Sont venus notamment la douce Madame la Fée et l’unique Renato Parolin. Il y avait également beaucoup de très beaux stands d’autres créateurs. Pour moi, il est indispensable de voir les modèles brodés avant de les acheter c’est pourquoi je vais souvent sur les salons et que j’achète rarement directement sur internet. Comme j’ai tendance à avoir du mal à me limiter dans mes achats, je me fixe un budget et je construis une pré-liste de ce que je vais regarder et éventuellement acheter. Aussi, face à des créateurs que je ne connais pas, il me faut parfois plusieurs rencontres avant de me décider à acheter.

renatoL’exemple type de cette démarche d’achat est Renato Parolin. Ses grilles ne sont pas du tout mon style de broderie, je n’ai donc aucune raison d’aller les voir sur internet. J’ai vu son stand pour la première fois à l’aiguille en fête à Paris il y a cinq ans et j’ai beaucoup aimé. J’en ai pris pleins les yeux mais je n’ai rien acheté. Comment choisir une grille plutôt qu’une autre? Je préférais être tout au plaisir de la découverte. De retour chez moi, j’ai surfé sur internet pour prolonger ce plaisir. Ses broderies me ramènent au moyen-âge ou dans un chalet de montagne.  Plusieurs années plus tard, j’ai à nouveau croisé son stand dans un salon et j’ai acheté trois grilles. Cette fois je suis venue à Linas en grande partie pour lui.

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img_8065Cette année le thème de la fête des plaisirs d’aiguille était Noël, l’occasion de voir des grilles que j’aimerais beaucoup broder et dont vous pouvez voir les photos dans cet article. Je regrette qu’il n’y ai pas plus souvent des expositions de broderie finies et encadrées. Premièrement car c’est un plaisir pour les yeux et deuxièmement parce qu’il est toujours enrichissant de voir la valeur ajoutée d’un choix de toile ou d’un encadrement. C’est souvent mon indécision sur le choix de toile qui fait que des modèles restent dans ma « to do list », et des indécisions sur le cadre qui empêchent des broderies terminées de sortir du tiroir. Je trouve par exemple très intéressant de voir cette Royal Holyday de Mirabilia brodée sur une toile pêche.

img_8052De la même façon j’ai été séduite par cette petite Lady de Lesley Teare sur laquelle je m’étais déjà arrêtée sur internet. Parfois les couleurs des photos sont trompeuses et une broderie dont les couleurs semblaient vives est en réalité beaucoup plus terne. J’ai eu cette surprise avec les modèles Gloria & Pat dont les photos sont souvent saturées, ce qui rend les couleurs plus vives quelles ne le sont en réalité. Dans ce cas les couleurs sont très jolies et le résultat me plaît bien. Un prochain achat?

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Quand à cette broderie Lavander & Lace, outre le fait qu’elle est magnifique, l’originalité réside dans le fait que chacune des bougies est en réalité une LED. Le sapin s’allume donc réellement dans le soir comme un vrai sapin.Un coffrage à l’arrière du cadre contient les fils électriques. Après l’avoir regardé en détail, il me semble que la broderie est tendue (collée?) sur un carton troué pour fixer les LED qui sont ensuite insérées dans la toile (il n’y a pas de trous). Cette grille me plaisait déjà beaucoup mais ce truc en plus me donne pleins d’idées.

img_8063Enfin, j’ai été un peu déçue par cette dernière broderie qui pourtant me plaisait beaucoup. Si je dois la broder un jour je remplierais sans doute les espaces vides dans les maçonneries des cotés qui aplatissent la perspective. De même j’assombrirais l’arche à l’arrière. Quand au rouge de la robe du Père Noël, il tire sur le rose. Je ferais sans doute quelques modifications à ce niveau également.

Je n’ai malheureusement pas pu prendre autant de photos que je l’aurai voulu, car je ne prends jamais les stands en photos sans en demander l’autorisation. Certains exposants étant pris d’assaut au moment ou je suis passée, je n’ai pas pu leur demander. Même problème avec le droit à l’image des clientes. En ce qui concernent les broderies exposées certaines étaient en contre-jour et les photos risquaient de ne pas leur rendre honneur.

L’année prochaine allez à l’exposition-vente des plaisir de l’aiguilles à Linas, vous y passerez un excellent moment.

Mon premier « top down »

IMG_6997Avant les vacances j’avais fait un petit teasing « tricot » en vous présentant la laine que je me suis achetée chez une maille à l’endroit à Paris. J’ai fait l’acquisition de ces très belles pelotes de Fonty Numéro 5 couleur bleu canard (237) et une laine mélangée de chez Plassard Et Après allant du vert au bleu avec des touches de violet et de jaune. C’est que j’avais un projet en tête… Il revenait en boucle comme ce petit air que l’on chantonne toute la journée.

sans-titreCe projet est né de mes voyages sur la toile et plus particulièrement sur Pinterest. Il s’agit de l’union d’un pull russe en jacquard et des nombreuses images de tricots jacquards réalisés avec des laines changeantes. Il y a un an, j’avais commencé un pull en laine multicolore mais j’avais été très déçue du résultat car impossible de faire les différentes pièces (dos, devant et manches) de façon uniforme. Je voulais que les manches et le torse soient dans un même dégradé et c’était irréalisable avec ma laine (c’est sans doute possible avec la freia). j’ai donc imaginé que si je tricotais ma laine changeante en jacquard avec une laine unie cela gommerait l’effet tacheté. Le pull ci-contre m’a tapé dans l’oeil mais les explications étaient en cyrillique, donc impossible de les suivre. J’ai choisi la technique top down (du col à la taille). Ainsi, j’étais sûre que mon motif jacquard des manches serait aligné avec celui du corps. Justement Triscote proposait un cours « top down » j’ai donc réalisé mon échantillon et j’ai cherché un modèle de top down chez Drop Design qui correspondait à mes mesures.

img_8038Miracle le modèle orange crush correspondait parfaitement. Et voilà, je suis donc partie la fleur aux aiguilles circulaires. Tout s’est bien passé avec ma laine unie mais après avoir tricoté un motif et demi je me suis rendu compte que : un, j’avais pris mon diagramme à l’envers (de bas en haut) et deux, ma laine changeante ne contrastait pas assez avec ma laine unie. J’ai eu une pensée pour Batilou et j’ai détricoté mes rangs.  J’ai repris ma laine changeante et j’ai fait deux pelotes, une claire et une foncée, en coupant et en assemblant les passages clairs ensembles et les foncés ensemble. Je pouvais recommencer à tricoter.

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Et voilà le résultat. Je suis toute fière de mon pull. Premièrement car j’ai atteint mon objectif, deuxièmement car malgré mon improvisation le résultat me plaît, troisièmement car j’ai appris plein de choses en tricotant ce pull.

img_8037J’ai utilisé la pelote de laine changeante claire pour tricoter le motif en jacquard et la pelote de laine changeante foncée pour le bas de manches, le bas du pull et le col. Mon motif ressort bien et les manches sont bien alignées avec le corps. J’ai beaucoup aimé la technique top down même si je peine un peu à tricoter le petit diamètre des manches en circulaire. Je suis satisfaite de la technique du jacquard à fil tiré car le résultat est bien plus régulier qu’avec la technique à fil tissé de ma grand mère.

img_8036Evidement j’ai du bidouiller les manches pour qu’elles m’aillent en prenant le nombre de maille de la taille L avec la longueur de la taille S. Cela m’a d’ailleurs posé un problème dans les diminutions. Après avoir détricoté une manche entière j’ai opté pour une diminution de deux mailles tous les 5 cm (taille S) et pas tous les 3 cm (taille L) ce qui laisse de l’ampleur à mes bras. J’ai volontairement remplacé les cotes 2/2 du modèles par des côtes 1/1 pour ne pas surcharger le pull. J’ai également adapté la longueur en l’allongeant un peu pour qu’il m’arrive à mi-fesses plutôt qu’à la taille (bidou oblige).

img_8034Voilà je vais donc pouvoir avoir bien chaud cet hiver. J’aime tellement ce pull que je vais sans doute le refaire en choisissant des couleurs plus contrastés pour un effet différent. Je perfectionnerais également sans doute le modèle en mettant une torsade dans le raglan. Je vais également investir dans une deuxième aiguille circulaire petit diamètre pour la magic loop des manches (tricot des petits diamètres avec deux aiguilles circulaires). Peut être que je changerais également le motif ou je le disposerais mieux de façon à n’avoir qu’un décalage sous un bras seulement (sans doute le gauche vu que je suis droitière).

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J’ai pris beaucoup de plaisir à tricoter ce pull à nul autre pareil. J’aime de plus en plus suivre mon inspiration et bricoler ensuite pour que mon tricot colle à l’image que j’ai en tête. Au passage je remercie mon modèle qui a accepté d’interrompre quelques minutes ses activités d’adolescentes à base de canapé pour poser pour moi. N’hésitez pas à me faire vos remarques en commentaires. Bon tricot.

 

 

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Peony Spring Garden une pixie couture collection de Nora Corbett.

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Au début des vacances je vous ai présenté mon petit matériel de broderie du moment. Les fils moulinés, le tambour, les ciseaux, la photocopie de la grille en partie fluotée, le fluo, les perles et les fils spéciaux de cette grille « girly », mon cahier à petits carreaux et mon crayon de papier indispensables pour broder en 1/1 et enfin mes lunettes. Ma broderie étant terminée, il est temps maintenant de donner la réponse à la question : Que suis-je en train de broder ? La semaine dernière j’ai publié un article sur « Holly » de Nora Corbett. Vous l’avez deviné, je brodais une autre Pixie.

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La voici donc, il s’agit de Peony Spring Garden une pixie couture collection de Nora Corbett. J’aime beaucoup cette pixie pour plusieurs raisons. Vous me connaissez mieux donc vous savez que les couleurs sont très importantes pour moi. J’ai été particulièrement sensible au mélange de rouge-orangé et de rose. La pose inhabituelle de dos de cette pixie m’a également séduite.  Je trouve également que les charms sont bien positionnés et ont un vrai rôle. Pour finir, j’adore les pivoines. Il était donc inévitable que cette pixie et moi sympathisions.

Dans l’idée de garder une certaine homogénéité dans ma série Pixie tout en tirant partie de ma précédente expérience sur Holly, j’ai choisi une étamine en 12 fils par cm (6 croix) de chez Saw it All. Elle est également pailletée mais les paillettes irisées n’étaient pas disponibles dans ce format, elles sont seulement brillantes. Elles sont également mieux intégrées au tissus et ne partent pas par contact.

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Venons en au modifications par rapport au modèle d’origine. J’ai beaucoup réfléchi a intégrer du 1/1 dans la robe mais je n’ai pas trouvé sur quoi mettre l’accent en particulier, donc pas de 1/1 à part pour la peau et les cheveux.

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Mais une grosse modification tout de même. Une modification que je n’aurais pas osée faire l’année dernière mais qui m’ouvre des portes sur les modèles Mirabilia, pas toujours exempts de défauts de conceptions. Holly contenait un ombrage léger sur la peau en DMC 754 et 948 mais Peony, elle, était complètement brodée en DMC 948. J’ai donc demandé à un ami sachant dessiner d’ombrer la peau directement sur la grille. J’ai ensuite réalisé la conversion de la peau en 1/1 en intégrant l’ombrage. Ma Peony Pixie a donc des reflets sur ses mollets, une omoplate, un coude et des reflets sur son visage. Je suis très très contente du résultat, un grand merci à Spike.

Comme souvent avec Nora Corbett, cette broderie possède des perles et des charms. Ici les perles se font assez discrètes même si il y en a beaucoup, notamment dans les ailes de la fée. Une photo en lumière rasante vous les montrera mieux.IMG_7996

J’ai pris beaucoup de plaisir a réaliser cette broderie. Je suis vraiment heureuse d’avoir osé modifier la grille dans sa structure. La Peony qui habite mon jardin est repartie se cacher sous les feuilles de ma pivoine. A bientôt pour une nouvelle broderie. Je passe sur mon projet tricot.

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Holly une Pixie couture collection de Nora Corbett

Nora Corbett est une créatrice américaine incontournable pour de nombreuses brodeuses. Les sujets de ces grilles sont très « fille » : des fées, des sorcières, des sirènes et de belles dames en grande tenue. Ces broderies sont réhaussées de perles et de fils « métalliques » qui brillent. Il y a peu de point arrière et beaucoup de grands blocs de couleurs. C’est donc une créatrice de choix pour débuter avec les créateurs américains.  Pour celles que la grande taille des Mirabilia rebute, les modèles « Nora Corbett » sont de dimension plus abordable.

IMG_7981Ma broderie en cours est « presque » terminée.  J’aime vous présenter des ouvrages finis, aussi il vous faudra attendre encore une semaine ou deux pour la voir. Comme il fait un temps superbe et que la lumière est excellente, je ne résiste pas à vous présenter cette petite fée brodée il y a quelque temps déjà. Il s’agit de la grille « Holly » de la série Pixie Couture Collection n° NC128 de Nora Corbett, la créatrice de Mirabilia.

La collection « pixie couture » regroupe plus d’une vingtaine de fées correspondant chacune à une plante ou à une fleur. Je n’aime pas tous les modèles mais il y en a bien une dizaine que j’adore. Mes couleurs favorites étant le rouge et le vert, la première pixie que j’ai choisie est celle du houx : Holly.

IMG_7978Je brode très souvent sur du lin « naturel » assez foncé. Quand j’ai initié ma série Pixie, j’ai été prise par l’envie de changer un peu. J’ai donc acheté à l’Aiguille en Fête un coupon pailleté chez Saw it All. Les coupons au détail sont très abordables et d’une taille idéale pour ce type d’ouvrage. Comme je voulais un fini assez délicat j’ai choisi une toile assez fine (14 fils de trame au cm). Les paillettes sont justes collées sur une une face de la toile et sont irisées. Ce choix n’a pas été très judicieux parce que premièrement cette taille de toile ne convient pas à la taille des perles qui sont trop tassées les unes sur les autres. Je le sais désormais pour les ouvrages perlés il faut prendre soit une toile de lin ou d’étamine de 12 fils au cm soit une toile aïda de 5 croix au cm. Deuxièmement, les paillettes ne tiennent pas bien et j’en avais plein les mains en brodant. Comme il y en avait beaucoup au départ, il en reste assez pour l’effet. Je regrette tout de même un peu mon choix de toile.

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C’est également avec cette broderie que j’ai initié le mélange 1/1 fil et 2/2. J’ai donc naturellement brodé le visage et la peau en 1/1 mais également les fruits du houx dans la robe.  J’ai redessiné mon 1/1 de façon à adoucir les angles et éviter l’effet « pixel » de la conversion stricte 2/2 vers 1/1.

Je suis très contente du résultat final malgré mon problème de toile. Comme souvent chez Mirabilia-Nora Corbett, j’adhère complètement au choix des couleurs qui se marient superbement. J’aime également beaucoup la pose de la demoiselle. La grille est équilibré et donne une idée de mouvement que ne possède pas les Mirabilia dont l’attitude est plus celle des portraits posés des grands personnages d’autrefois. Le choix de « pixie » pour nommer cette série est excellent. Les fées sont petites et délicates et on imagine facilement  se trouver nez à nez avec elles en soulevant une feuille à la tombée de la nuit.

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Pour celles qui cherchent encore sur quelle grille je travaille en ce moment, considérez cet article comme un indice. Bonne vacances à toutes et tous.

 

 

C’est les vacances

Ah, les vacances… Je passe une bonne partie de mon voyage en RER à rêver de ce moment ou je pourrais broder ou tricoter sans compter.

Et quand l’heure de partir arrive enfin, deux questions s’imposent à moi : la première, qui sont les amis qui vont croiser ma route et la seconde, quels projets j’emmène avec moi. En ce qui concerne la seconde, je suis alors prise d’une frénésie qui me fait butiner mon stock tel une abeille avide de pollen au printemps. J’adore cet instant ou je vais pouvoir concrétiser quelque-uns des rêves milles fois mâchouillés pendant l’année. Si emmener les projets en cours s’impose comme une évidence, choisir un projet tricot et un projet point de croix pour voyager avec moi est un voluptueux délice. Une semaine avant la date fatidique, mon stock prends donc l’air dans mon salon et mes projets potentiels sont revus, un par un. La salle à manger prends des allures de vide grenier, encombré qu’il est par mon trésor exposé et le linge que les enfants veulent absolument prendre avec eux et qu’ils ont pourtant sali la veille.

Voici donc les lauréats de cette année, qui ont eu l’honneur de voyager à mes pieds pendant le trajet (vous n’imaginez pas que je vais les mettre dans le coffre, loin de mes yeux?). Comme je préfère vous montrer des photos de mes projets une fois terminés, je vous en présente donc le teaser, histoire de vous mettre en appétit.

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Mon premier projet en cours est un projet tricot. Il s’agit d’un pull « Top Down » commencé pendant le cours que j’ai pris avec Triscote. Je vous en parlerais plus en détail dans peu de temps puisqu’il ne me reste plus que les manches à terminer. Il s’agit d’un pull réalisé pour partie en jacquard à fils tirés, pour lequel j’ai marié de la laine creusoise Fonty « n°5 » bleue canard avec une laine changeante de chez Plassard « Et après » dans les tons bleu-vert. Si tout ne c’est pas exactement passé comme je l’avais pensé, je suis si contente du résultat que je suis retournée dans ma boutique de laine rue de Vaugirard (une maille à l’endroit, 12 Place Adolphe Chérioux) pour concocter une nouvelle série.

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Mon second projet en cours est un projet broderie. Il y a une intruse dans la photo mais globalement vous avez ici sous les yeux tout mon nécessaire à broder. Avec dans une liste digne de Prévert, les fils moulinés, le tambour, les ciseaux, la photocopie de la grille en partie fluotée, le fluo, les perles et les fils spéciaux de cette grille « girly », mon cahier à petits carreaux et mon crayon de papier indispensables pour broder en 1/1 et enfin mes lunettes parce que je vieillie. Je ne doute pas une seule seconde que pour certaines d’entre vous, il y a là assez d’indice pour deviner ce que je brode. Faites moi part de vos déductions. La réponse devrait arriver bientôt puisqu’il ne me reste « plus » qu’à finir le 1/1 et à perler.

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Le troisième projet est un projet tricot dont vous n’avez ici que la laine. Celles qui me suivent sur Facebook ont eu un indice supplémentaire puisque j’ai publié une photo de mon exercice préalable à son commencement. Il s’agit d’un châle qui pourrai s’appeler « jeux de patience ». Je suis un peu dubitative sur la quantité de laine du kit mais on verra bien. Vous pourrez suivre ses aventures dans mes encours car je pense qu’il n’est pas près de se terminer.

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Et pour finir, mon second projet broderie. Les habituées de cette créatrice reconnaîtrons de suite ce kit même si la toile n’est pas celle d’origine. Notez au passage la piètre qualité de mon gazon cette année. Espérons que le trèfle, même à trois feuilles, porte chance à mes projets.

Voilà, je file me dorer les doigts de pieds en Loire Atlantique. Faites moi part du résultat de vos déductions sur la nature de mes projets et passez de bonnes vacances.

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