Peony Spring Garden une pixie couture collection de Nora Corbett.

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Au début des vacances je vous ai présenté mon petit matériel de broderie du moment. Les fils moulinés, le tambour, les ciseaux, la photocopie de la grille en partie fluotée, le fluo, les perles et les fils spéciaux de cette grille « girly », mon cahier à petits carreaux et mon crayon de papier indispensables pour broder en 1/1 et enfin mes lunettes. Ma broderie étant terminée, il est temps maintenant de donner la réponse à la question : Que suis-je en train de broder ? La semaine dernière j’ai publié un article sur « Holly » de Nora Corbett. Vous l’avez deviné, je brodais une autre Pixie.

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La voici donc, il s’agit de Peony Spring Garden une pixie couture collection de Nora Corbett. J’aime beaucoup cette pixie pour plusieurs raisons. Vous me connaissez mieux donc vous savez que les couleurs sont très importantes pour moi. J’ai été particulièrement sensible au mélange de rouge-orangé et de rose. La pose inhabituelle de dos de cette pixie m’a également séduite.  Je trouve également que les charms sont bien positionnés et ont un vrai rôle. Pour finir, j’adore les pivoines. Il était donc inévitable que cette pixie et moi sympathisions.

Dans l’idée de garder une certaine homogénéité dans ma série Pixie tout en tirant partie de ma précédente expérience sur Holly, j’ai choisi une étamine en 12 fils par cm (6 croix) de chez Saw it All. Elle est également pailletée mais les paillettes irisées n’étaient pas disponibles dans ce format, elles sont seulement brillantes. Elles sont également mieux intégrées au tissus et ne partent pas par contact.

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Venons en au modifications par rapport au modèle d’origine. J’ai beaucoup réfléchi a intégrer du 1/1 dans la robe mais je n’ai pas trouvé sur quoi mettre l’accent en particulier, donc pas de 1/1 à part pour la peau et les cheveux.

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Mais une grosse modification tout de même. Une modification que je n’aurais pas osée faire l’année dernière mais qui m’ouvre des portes sur les modèles Mirabilia, pas toujours exempts de défauts de conceptions. Holly contenait un ombrage léger sur la peau en DMC 754 et 948 mais Peony, elle, était complètement brodée en DMC 948. J’ai donc demandé à un ami sachant dessiner d’ombrer la peau directement sur la grille. J’ai ensuite réalisé la conversion de la peau en 1/1 en intégrant l’ombrage. Ma Peony Pixie a donc des reflets sur ses mollets, une omoplate, un coude et des reflets sur son visage. Je suis très très contente du résultat, un grand merci à Spike.

Comme souvent avec Nora Corbett, cette broderie possède des perles et des charms. Ici les perles se font assez discrètes même si il y en a beaucoup, notamment dans les ailes de la fée. Une photo en lumière rasante vous les montrera mieux.IMG_7996

J’ai pris beaucoup de plaisir a réaliser cette broderie. Je suis vraiment heureuse d’avoir osé modifier la grille dans sa structure. La Peony qui habite mon jardin est repartie se cacher sous les feuilles de ma pivoine. A bientôt pour une nouvelle broderie. Je passe sur mon projet tricot.

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Holly une Pixie couture collection de Nora Corbett

Nora Corbett est une créatrice américaine incontournable pour de nombreuses brodeuses. Les sujets de ces grilles sont très « fille » : des fées, des sorcières, des sirènes et de belles dames en grande tenue. Ces broderies sont réhaussées de perles et de fils « métalliques » qui brillent. Il y a peu de point arrière et beaucoup de grands blocs de couleurs. C’est donc une créatrice de choix pour débuter avec les créateurs américains.  Pour celles que la grande taille des Mirabilia rebute, les modèles « Nora Corbett » sont de dimension plus abordable.

IMG_7981Ma broderie en cours est « presque » terminée.  J’aime vous présenter des ouvrages finis, aussi il vous faudra attendre encore une semaine ou deux pour la voir. Comme il fait un temps superbe et que la lumière est excellente, je ne résiste pas à vous présenter cette petite fée brodée il y a quelque temps déjà. Il s’agit de la grille « Holly » de la série Pixie Couture Collection n° NC128 de Nora Corbett, la créatrice de Mirabilia.

La collection « pixie couture » regroupe plus d’une vingtaine de fées correspondant chacune à une plante ou à une fleur. Je n’aime pas tous les modèles mais il y en a bien une dizaine que j’adore. Mes couleurs favorites étant le rouge et le vert, la première pixie que j’ai choisie est celle du houx : Holly.

IMG_7978Je brode très souvent sur du lin « naturel » assez foncé. Quand j’ai initié ma série Pixie, j’ai été prise par l’envie de changer un peu. J’ai donc acheté à l’Aiguille en Fête un coupon pailleté chez Saw it All. Les coupons au détail sont très abordables et d’une taille idéale pour ce type d’ouvrage. Comme je voulais un fini assez délicat j’ai choisi une toile assez fine (14 fils de trame au cm). Les paillettes sont justes collées sur une une face de la toile et sont irisées. Ce choix n’a pas été très judicieux parce que premièrement cette taille de toile ne convient pas à la taille des perles qui sont trop tassées les unes sur les autres. Je le sais désormais pour les ouvrages perlés il faut prendre soit une toile de lin ou d’étamine de 12 fils au cm soit une toile aïda de 5 croix au cm. Deuxièmement, les paillettes ne tiennent pas bien et j’en avais plein les mains en brodant. Comme il y en avait beaucoup au départ, il en reste assez pour l’effet. Je regrette tout de même un peu mon choix de toile.

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C’est également avec cette broderie que j’ai initié le mélange 1/1 fil et 2/2. J’ai donc naturellement brodé le visage et la peau en 1/1 mais également les fruits du houx dans la robe.  J’ai redessiné mon 1/1 de façon à adoucir les angles et éviter l’effet « pixel » de la conversion stricte 2/2 vers 1/1.

Je suis très contente du résultat final malgré mon problème de toile. Comme souvent chez Mirabilia-Nora Corbett, j’adhère complètement au choix des couleurs qui se marient superbement. J’aime également beaucoup la pose de la demoiselle. La grille est équilibré et donne une idée de mouvement que ne possède pas les Mirabilia dont l’attitude est plus celle des portraits posés des grands personnages d’autrefois. Le choix de « pixie » pour nommer cette série est excellent. Les fées sont petites et délicates et on imagine facilement  se trouver nez à nez avec elles en soulevant une feuille à la tombée de la nuit.

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Pour celles qui cherchent encore sur quelle grille je travaille en ce moment, considérez cet article comme un indice. Bonne vacances à toutes et tous.

 

 

C’est les vacances

Ah, les vacances… Je passe une bonne partie de mon voyage en RER à rêver de ce moment ou je pourrais broder ou tricoter sans compter.

Et quand l’heure de partir arrive enfin, deux questions s’imposent à moi : la première, qui sont les amis qui vont croiser ma route et la seconde, quels projets j’emmène avec moi. En ce qui concerne la seconde, je suis alors prise d’une frénésie qui me fait butiner mon stock tel une abeille avide de pollen au printemps. J’adore cet instant ou je vais pouvoir concrétiser quelque-uns des rêves milles fois mâchouillés pendant l’année. Si emmener les projets en cours s’impose comme une évidence, choisir un projet tricot et un projet point de croix pour voyager avec moi est un voluptueux délice. Une semaine avant la date fatidique, mon stock prends donc l’air dans mon salon et mes projets potentiels sont revus, un par un. La salle à manger prends des allures de vide grenier, encombré qu’il est par mon trésor exposé et le linge que les enfants veulent absolument prendre avec eux et qu’ils ont pourtant sali la veille.

Voici donc les lauréats de cette année, qui ont eu l’honneur de voyager à mes pieds pendant le trajet (vous n’imaginez pas que je vais les mettre dans le coffre, loin de mes yeux?). Comme je préfère vous montrer des photos de mes projets une fois terminés, je vous en présente donc le teaser, histoire de vous mettre en appétit.

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Mon premier projet en cours est un projet tricot. Il s’agit d’un pull « Top Down » commencé pendant le cours que j’ai pris avec Triscote. Je vous en parlerais plus en détail dans peu de temps puisqu’il ne me reste plus que les manches à terminer. Il s’agit d’un pull réalisé pour partie en jacquard à fils tirés, pour lequel j’ai marié de la laine creusoise Fonty « n°5 » bleue canard avec une laine changeante de chez Plassard « Et après » dans les tons bleu-vert. Si tout ne c’est pas exactement passé comme je l’avais pensé, je suis si contente du résultat que je suis retournée dans ma boutique de laine rue de Vaugirard (une maille à l’endroit, 12 Place Adolphe Chérioux) pour concocter une nouvelle série.

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Mon second projet en cours est un projet broderie. Il y a une intruse dans la photo mais globalement vous avez ici sous les yeux tout mon nécessaire à broder. Avec dans une liste digne de Prévert, les fils moulinés, le tambour, les ciseaux, la photocopie de la grille en partie fluotée, le fluo, les perles et les fils spéciaux de cette grille « girly », mon cahier à petits carreaux et mon crayon de papier indispensables pour broder en 1/1 et enfin mes lunettes parce que je vieillie. Je ne doute pas une seule seconde que pour certaines d’entre vous, il y a là assez d’indice pour deviner ce que je brode. Faites moi part de vos déductions. La réponse devrait arriver bientôt puisqu’il ne me reste « plus » qu’à finir le 1/1 et à perler.

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Le troisième projet est un projet tricot dont vous n’avez ici que la laine. Celles qui me suivent sur Facebook ont eu un indice supplémentaire puisque j’ai publié une photo de mon exercice préalable à son commencement. Il s’agit d’un châle qui pourrai s’appeler « jeux de patience ». Je suis un peu dubitative sur la quantité de laine du kit mais on verra bien. Vous pourrez suivre ses aventures dans mes encours car je pense qu’il n’est pas près de se terminer.

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Et pour finir, mon second projet broderie. Les habituées de cette créatrice reconnaîtrons de suite ce kit même si la toile n’est pas celle d’origine. Notez au passage la piètre qualité de mon gazon cette année. Espérons que le trèfle, même à trois feuilles, porte chance à mes projets.

Voilà, je file me dorer les doigts de pieds en Loire Atlantique. Faites moi part du résultat de vos déductions sur la nature de mes projets et passez de bonnes vacances.

Au Bonheur des Dames

Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre… Et oui, cela fait plus de 20 ans que j’ai quitté le collège. De mon temps, nous devions faire des fiches de lecture sur des livres dont la liste nous était imposée par le professeur. En 4ème ce fut l’Assommoir de Zola. Avec le courage de ceux qui se croient grands alors qu’ils n’ont que 14 ans, j’avais conclu ma fiche par un jeu de mot dont j’étais fière : « L’Assommoir c’est assommant ».  Quelques années plus tard, au lycée, avec ma meilleure amie, nous nous sommes mis en tête de lire tous les Rougon-Macquart dans l’ordre. Et tout à coup, j’ai aimé Zola pour la même raison que je le détestais hier : ses descriptions.

Pourquoi je vous raconte tout cela ? Parce qu’aujourd’hui je vais vous parlers d’une créatrice : Cécile Vessière, de ses broderies et de sa boutique Le Bonheur des dames.

J’adore aller dans cette boutique pour plusieurs raisons : d’abord pour le lieu, près de gare de Lyon et sous les arcades, elle est belle, grande et sur mon chemin. Ensuite pour le décors, dans cette boutique, tout est mat, le lin, le bois, les magnifiques broderies exposées sur les murs ou dans la devanture. Puis pour le choix, au Bonheur des Dames, on trouve toutes sortes de grilles et de kits et pas seulement ceux de Cécile Vessière. Et enfin parce que j’aime les broderies qu’elle imagine et notamment celles qui associent des mots et des images. Et la boucle est bouclée; là ou Zola faisait apparaître des images à travers ses mots, Le Bonheur des Dames mêle les mots aux images.

Je suis une brodeuse en série, quand on aime on ne compte pas, voici donc les trois petites broderies que j’ai réalisé à partir des kits achetés sous les arcardes.

au bonheur des dames2La première est une Collection de papillons. J’avais acheté une toute petite toile d’étamine blanc vert en brocante dont je ne savais pas quoi faire. Pourquoi ne pas y poser une ribambelle de papillons colorés ? Ce fut chose faite grâce à ce kit. Hormis la toile qui n’est pas la toile d’origine, je n’ai fait aucune modification sur cette grille. J’aime tout particulièrement le papillon bleu au centre qui ressemble aux Morphos. J’aime également chez cette créatrice l’utilisation qu’elle fait de deux fils de couleur différente pour broder des couleurs « aspect » chiné comme sur le papillon en haut à gauche et celui en bas à droite.

WP_20150701_002J’aime beaucoup la seconde broderie pour ses couleurs. Le melon est très réaliste. J’ai changé la toile comme à mon habitude. Cette toile Aïda était normalement destinée à une autre broderie du Bonheur des Dames. Je trouvais que son aspect rustique correspondait mieux à l’esprit cuisine de celle-ci. Quelques mauvaises surprises tout de même dans cette broderie. Une erreur dans la légende et pas de point arrière sur la grille pour les nervures des feuilles. J’ai du improviser sur la base de la photo du kit, pas très grande.

IMG_6713La troisième grille est typique du Bonheur des Dames : les gourmandises. Il existe tout un tas de déclinaison de cette pile de macarons. Du tablier à la nappe en passant par le grand tableau ou la couverture de livre de cuisine, c’est un incontournable. J’ai préféré cette version plus modeste mais qui forme une série avec mes deux autres broderies, tant en taille qu’en style. Je l’ai brodé sur la toile destinée au melon : une toile de lin d’aspect rustique. Là aussi quelques erreurs sur la grille mais rien qu’on ne puisse corriger avec la photo. Après beaucoup de réflexions et quelques essais infructueux, j’ai opté pour le blanc pour broder les inscriptions au point arrière. Sans doute parce que cela fait un rappel du napperon sous les religieuses. J’aime beaucoup la couleur de l’éclair et naturellement celle des macarons. C’est une broderie qui fait saliver sans culpabilité.

Tu prends des cours toi?

Aussi loin que je me rappelle et sans vouloir faire « ma fayotte » : j’ai toujours aimé l’école.

Si cet article a mis si longtemps à mûrir dans ma tête c’est parce que je buttais sur cette question : pourquoi?

Je n’aimais pas tout mes professeurs, même si j’en ai adulé certains. Je n’aimais pas toutes les matières, loin s’en faut. Je ne voue pas un culte à l’éducation nationale. Alors qu’est ce qui me plaisait tant? Ce n’est qu’hier que j’ai trouvé la première partie de la réponse : j’aime apprendre. Découvrir et maîtriser de nouvelles compétences, j’adore ça.

Mais ça ne suffit pas pour expliquer ma nostalgie pour mes années passées les fesses sur une chaise. Je suis tout à fait capable d’apprendre seule via une vidéo ou un « tuto ». Certains sont d’ailleurs particulièrement bien faits. Non, ce que j’aime c’est que quelqu’un qui sait me transmette son savoir. C’est en cela que je regrette de ne pas travailler dans l’artisanat. J’aurai adoré le compagnonnage.

Alors quand j’ai vu fleurir ces nouvelles techniques de tricot, Topdown, montage moëbius, pull islandais, steek etc., j’ai tout de suite cherché des cours. Souvent les clubs ou les cours ont lieu a des horaires qui ne conviennent pas aux personnes qui travaillent. Quand à mes week-end de maman, pas question d’y toucher. Il me fallait un cours en soirée pas loin de mon travail. C’est ainsi que j’ai rencontré Triscote.

A Paris, elle donne ses cours à l’Oisivethé, une boutique de laine et un salon de thé, une véritable antre de perdission pour quiconque aime la laine ou le thé. J’entends déjà mes lectrices en région : « vous en avez de la chance à Paris d’avoir des cours de tricot! ». Et bien « amis provinciaux » réjouissez-vous Triscote fait aussi des cours en province. Et je suis également sûre qu’on y trouve de chouettes boutique de laine.

IMG_7001Mon premier Cours portait sur le jacquard et le tricot islandais sur aiguilles circulaires. Le cours a commencé sur une magnifique présentation de l’Islande et de son lien avec les moutons et leur laine. Ce fut pour moi un moment délicieux et une envie de voyage. Je n’en avais pas conscience mais dans certains pays le tricot est un artisanat et un mode de vie.  Puis le cours à proprement parler a commencé.

Pendant les cours de Triscote, on tricote, on papote et on réalise des « mini tricots » qui nous permettent d’aborder toutes les difficultés que nous rencontrerons dans nos ouvrages. Pendant le cours Jacquard, nous avons abordé tous les secrets du tricot circulaire et le montage d’un pull sans couture de bas en haut en réalisant un mini-pull qui vas très bien à mon homme de bois. La laine Islandaise est très particulière et géniale pour tricoter du jacquard. Et oui, elle gratte un peu.

IMG_7004Dans le cours suivant nous avons appris a sécuriser et à découper bravement notre tricot circulaire. Parce que oui, en Islande on tricote toujours en rond, même les gilets. C’est à la fin qu’on coupe. En Norvège c’est même pire, on tricote le jacquard en rond en plaçant des mailles supplémentaires sur les cotés pour découper une fois le pull fini et refaire des coutures. Comme dirait Astérix : « ils sont fous ces Norvégiens ». Bon ma grand mère qui m’avais appris le jacquard a fils tissés en a pris pour son grade. Il paraîtrais que le jacquard à fils tissé est une spécificité française. L’avenir c’est le jacquard à fils tendu et c’est vrai que c’est plus beau même si on tisse de temps à autre quand l’espace est trop grand. Comme mon ouvrage était un couvre Mug, je n’ai pas eu trop peur de couper. Je ne suis pas sûre d’être aussi sereine avec un pull.

IMG_7008J’ai pris tellement de plaisir pendant ces deux premiers cours que dès que Triscote en a proposé un sur le montage Moëbius, j’ai foncé sans même savoir de quoi ça parlais. Le Moëbius c’est une curiosité dans le monde du tricot. Un tricot qui grandi simultanément en haut et en bas c’est original. Le montage c’est un coup à prendre et c’est très bien expliqué chez Filcolana mais pour le coup j’étais vraiment heureuse d’avoir quelqu’un avec moi pour me montrer. Je ne peux pas parler des cours sans parler du groupe. Comme il n’y a jamais eu plus de 8 personnes par cours, notre charmante professeur à toujours le temps de nous expliquer individuellement ce que l’on a pas compris et à reprendre nos tricots tout bizarre de novices. Ce soir là l’ambiance était plus dissipée que studieuse et j’ai passé un très bon moment. J’ai tout récemment pris un cours de Topdown mais je garde pour le moment la surprise sur le résultat.

IMG_7002Depuis toute petite j’ai le regret de ne pas savoir crocheter. Ma mère crochète très bien mais elle ne m’a jamais transmis son savoir. J’ai donc appris toute seule pour pouvoir finitionner mes tricots mais je voulais aller un peu plus loin et réaliser un ouvrage entièrement au crochet. J’ai appris laborieusement à faire des granny à l’aide de vidéos. Alors quand j’ai vu qu’à l’Oisivethé on pouvais également prendre des cours de crochet, j’ai réservé ma place. Notre professeur est Cécile Balladino de Eclectic Gipsyland. Après avoir appris le point pour réaliser une écharpe, j’ai découvert qu’on pouvais crocheter avec des opercules de canettes.  Ce premier point permet de faire des trousses ou des sac. Mais on peu également faire des fleurs.

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J’adore prendre des cours, ma ballade parisienne est donc loin d’être terminé. J’aime aussi prendre du temps pour moi et ces cours sont une bulle d’oxygène. J’ai plein de projet et le prochain est d’apprendre à coudre. Ma grand mère maternelle était couturière mais elle non plus ne m’a rien transmis. J’aurais donc bientôt des choses à vous montrer. Et vous, vous prenez des cours?

Ce qui a commencé doit finir

Commencé au mois d’octobre, mon pull vient de tomber de mes aiguilles. Comme vous le savez, je suis une fan inconditionnelle de Batilou et de ses tricots sublimes. Elle ne cesse de nous encourager à tenter des choses nouvelles, à expérimenter, à faire l’explication buissonnière. Depuis un an, que ce soit en tricot ou en broderie, je commence timidement à m’émanciper du modèle initial. Ce pull est donc bourré d’expérimentation.

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L’histoire de ce pull commence avec un piège tendu par mon petit dernier. Il a dit à sa maîtresse que sa maman lui avait tricoté un cadeau. Par conséquent, j’ai du m’exécuter. La maîtresse ayant adopté un petit chiot en mai, je me suis dis que lui faire une couverture pour juin serait une bonne idée. Avec mes restes de laine, (j’ai entendu nombreux?) j’ai tricoté la couverture en copiant éhontément celle de Sakiko. J’ai adoré le point « hexagone » qui donnait du relief et un côté « rayon de miel ».

J’avais très très envie de faire un pull dans ce point mais pas de modèle en vue. Profitant d’un rare moment de libre, j’ai fais un tour à la droguerie. J’aime l’ambiance de ce magasin, elle me fait du bien et m’inspire. Et c’est là que j’ai rencontré le pull « saumur ». Pile ce que je recherchais et en rouge, une de mes couleurs favorite. parfois le hasard fait bien les choses.

IMG_6890Ce pull est réalisé en laine « surnaturelle » couleur merlot et en « comète » de couleur rouge. Sa fiche porte le numéro 3067. Il est constitué de deux points différents : le point alvéole (Cf. photo) et le point passé (Cf. couverture de Sakiko) au bas des manches, en bas du pull et au niveau du col. Le point alvéole n’est pas très facile à expliquer et les schémas aident beaucoup. Contrairement au point passé, il ne fait pas de relief. Ce point est de complexité moyenne mais une fois la technique acquise il ne présente pas trop de difficulté.

IMG_6885Je n’ai donc pas complètement suivi les explications. Premièrement j’ai tricoté le corps et les manches en rond sur une aiguille circulaire. Deuxièmement j’ai limité au maximum le nombre de couture. J’ai donc relevé les mailles des emmanchures pour tricoter les manches. Ce n’était pas trop facile de les tricoter en magic loop avec le tricot qui s’enroulait sur lui-même au fur et à mesure mais pour moi qui ai du mal a monter les manches c’est une idée que je retiendrais. De la même façon, j’ai relevé les mailles du col. J’ai également bidouillé les augmentations et le nombre de maille des manches pour avoir des manches à ma longueur (S) avec une largeur à ma taille (L). J’ai donc réparti les diminutions (j’ai tricoté les manches de haut en bas) de la taille S sur le nombre de maille de la taille M. Le corps lui est tricoté en taille M.

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Comme les bords des manches et du bas du tricot « roulottaient, je les ai doublés en jersey avec la laine surnaturelle. J’utilise souvent cette technique sur les layettes pour que les petits doigts passent mieux dans les manches et que le col soit plus doux.

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Au final, j’aime beaucoup ce pull. Il est doux et mousseux grâce au mohair de la laine comète et il brille juste ce qu’il faut. Je suis également fière de mes adaptations. Un seul regret cependant qui me poussera sans doute à le re-tricoter dans une autre couleur : Le col. le col du modèle original était tricoté en côte 1/1. J’ai décidé de le faire en point passé pour qu’il s’harmonise avec le bas du pull et des manches. Le point passé étant plus serré que le point alvéole, j’ai remonté plus de maille que prévu. Comme j’imaginais un col droit, je l’ai doublé en jersey pour qu’il se tienne mieux. Mais j’ai remonté trop de maille et mon col est plus un col « bateau » qu’un col droit. Je n’aime pas trop le rendu de ce col. et vous qu’en pensez-vous ?

Partie sur ma lancée, j’ai commencé mon prochain pull. C’est également une première puisque je le tricote en « top down ». A bientôt pour de nouvelles aventures tricotesque.

Une petite histoire de points

Pour mIMG_6680oi tout a commencé avec cette broderie, qui entre nous n’est toujours pas finie. Il s’agit de Stroke of Midnight de Teresa Wentzler. C’est la première grille que je voyais qui mélangeait le 2/2 fils et 1/1 fil. Cela n’est possible que sur des toiles de type lin ou étamine. Le 2/2 fils consiste à broder 2  fils de mouliné sur le croisement de 4 fils de trame, 2 à la verticale et deux à l’horizontal. Le 1/1 consiste à broder avec 1 fil de mouliné sur le croisement de deux fils de trame, un à l’horizontal et un à la verticale. Dans cette grille, la créatrice a dessiné elle-même les parties de grille en 1/1 et a également joué à laisser la toile visible. Le visage, la peau et les rubans de la robe étaient brodé en 1/1. C’était une idée géniale. Cela créait un relief et un effet que j’ai adoré.

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Dans cette seconde grille, In the Arms of an Angel de Lavander&Lace, j’ai retrouvé cette même idée. Dans celle-ci, seule la peau de l’ange et celle du bébé étaient brodés en 1/1. Là encore, la créatrice avait dessiné elle-même la grille en 1/1 comme une alternative au 2/2. Le choix est laissé à la brodeuse de choisir l’une ou l’autre. Je suis partie à l’aventure avec le 1/1 et je ne le regrette pas. J’ai même poussé jusqu’à faire les cheveux de l’ange en 1/1. J’ai procédé de la façon suivante : 1 croix en 2/2 égal 4 points en 1/1. J’ai donc suivi la grille originale.

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J’ai ensuite eu l’idée de faire la même chose avec Titania Queen of the fairies de Mirabilia. Seul problème, une partie de la peau était brodée en mélangeant deux fils de mouliné de couleur différentes. Sur le moment, je n’ai pas eu l’idée de chercher la couleur la plus proche, ce que j’aurai dû faire en ayant recours à mon nuancier. J’ai donc brodé un damier avec 2 croix de chaque couleur pour une croix de mélange. De loin ça fait illusion mais c’est un bidouillage que je regrette.

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Puis j’ai réalisé cette Little Mermaid de PINN achetée en Thaïlande en 2005. J’avais dans l’idée de faire ressortir son collier et sont bracelet en brodant son joli visage et sa peau en 1/1. J’ai également eu envie de mettre en valeur les fleurs dans sa chevelure. Comme elles étaient un peu ton sur ton avec ses cheveux, l’idée de les broder également en 1/1 c’est imposée. Cette fois pas de soucis de couleurs et le but est atteint je trouve.

 

 

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Le temps passe et cette idée de mélanger le 2/2 et le 1/1 c’est propagée, surtout dans la communauté américaine de brodeuse de Mirabilia ou de Lavander&Lace. C’est donc naturellement que j’ai brodé cette holly pixie de Nora Corbett (la créatrice de Mirabilia et fille de la créatrice de Lavander&Lace) avec la peau et les cheveux en 1/1. Mais l’expérience des fleurs dans la chevelure de la petite sirène m’a inspiré l’idée de broder les baies de la robe également en 1/1. Autre chose apprise sur le net (et je m’en veux encore de ne pas y avoir pensé), le résultat de la conversion en 1/1 pouvait être encore plus joli si on lisse un peu la séparation entre deux couleurs. Je n’en étais pas encore à redessiner la grille mais l’envie était là. Là ou avant j’avais des escaliers, on peut voir maintenant des courbes douces et harmonieuses.

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D’autres broderies ont suivi et désormais le mélange 2/2 et 1/1 fait partie de mon ADN. Quand je regarde une grille, je sais d’entrée ce que je vais broder en 1/1 et ce qui restera en 2/2. Mais la broderie où cette envie c’est le plus exprimée c’est cette étude botanique de V. Enginger. Parceque l’envie de finir ce modèle était très forte, je n’ai pas pris le temps de la redessiner et c’est un tord. Malgrès la finesse du 1/1, on voie nettement l’effet d’échelle dû à la conversion. Un seul problème : comment broder une autre étude botanique sans faire la même chose.

Désormais j’ai appris à redessiner les grilles avant de broder en 1/1. C’est une étape incontournable pour que le 1/1 s’inscrive harmonieusement dans la broderie. Pour que les points ne se superposent pas mais s’intègrent et se mélangent l’un à l’autre de façon complémentaire. Mais n’allez pas croire que je ne brode qu’ainsi. Pour certaines grilles comme celles de Sylvie Teytaud le 1/1 n’est pas adapté.

En tout état de cause, mes promenades sur la toile sont une source inépuisable d’inspiration. Voyagez, testez, osez.

 

 

Je nettoyais mes grilles quand l’aiguille est partie toute seule.

Si vous suivez un peu mon blog vous savez que dernièrement j’ai fini une petite chose toute simple mais éprouvante pour ma motivation. Vous savez également que j’ai un faible pour les séries que ce soit en tricot comme en broderie. Pour vous présenter les petites fées de Sylvie Teytaud, j’avais ressorti toutes mes grilles afin de mieux m’imprégner de son univers et le retranscrire le plus fidèlement possible. Et ce qui devait arriver arriva, une grosse idée a germé sur ce terreau fertile (en plus c’est de saison, la germination). Et si je les brodais toutes sur la même toile pour pouvoir les assembler en patchwork (technique que je ne maîtrise pas) et en faire un couvre lit plein de couleur ? En voilà une idée qu’elle est bonne : Yapluka !

Au début je me suis montrée raisonnable. Je me suis promis de finir mon écharpe d’abord mais j’avais besoin de me motiver, et puis elles sont toutes petites ces broderies, aller une et je retourne à mon écharpe. Bon si vous avez lu mon précédent article vous savez qu’il m’en a fallu trois pour terminer la petite chose qui dure.

Du coup je ne résiste pas au plaisir de vous les présenter.

IMG_6841Calendrier oblige, on commence par la fée tulipe. C’est sans doute ma préférée. Ce que j’aime le plus : sa chevelure de feu et ses couleurs pleines de vitamine C. Comme à mon habitude j’ai brodé les ailes à l’aide du fil DMC préconisé et d’un fil moiré Metallics de chez Madeira. Le coté « glitter » ressort moins avec le jaune mais ça brille tout de même et il est important pour l’ensemble que toutes les fées soient identiques. La tulipe est superbe et très originale quand au choix des couleurs. La robe est toute mignonne avec son côté tissus provençal. Pour la petite histoire, dans un premier temps j’avais oublié de broder le petit bout de pied vert en bas à gauche. Elle était lavée et repassée, prise en photo et disponible sur mon pinterest, mais ça tournait à l’obsession cette histoire de chausson. Ce n’est qu’après avoir fini la troisième que je l’ai replacée sur mon tambour pour la finir VRAIMENT! Je peux désormais la regarder avec satisfaction et non culpabilité.

IMG_6840La seconde fée, bien que très jolie a été une source constante de frustration. Voici la fée Iris. A la voir si ronde et si douce on a du mal à imaginer combien elle m’a tourmenté. Le motif de ce tourment est le suivant :  la légende de ma grille était incomplète. Je n’avais pas de correspondance de fil pour le symbole « . ». En outre, il y avait des tâches roses sur le gros pétale central en bas que je ne comprenais pas. En ce qui concerne le premier problème, j’ai demandé de l’aide à la créatrice : pas de réponse. J’ai appelé au secours sur les forums sans plus de succès. Ma broderie avançant je devais prendre une décision mais je ne parvenais pas à m’y résoudre. C’est le Podcast de l’excellente Batilou qui m’a décidé à voler de mes propres ailes. J’ai regardé des centaines de photos d’iris et tranché pour une grosse bidouille. J’ai également éliminé les points roses du pétale. J’espère que Sylvie teytaud ne m’en voudra pas trop mais je suis somme toute assez satisfaite du résultat. On ne le voit pas sur la photo mais le moiré des ailes est sublime, l’iris est réaliste et l’ensemble assez doux.

IMG_6843Pour la troisième aussi j’ai ronchonné mais je suis allée au bout sans rien changer (ou presque). Il s’agit de la fée Anémone. Par contre elle a fait éclore une autre brillante envie, celle de rebroder plusieurs fois la même fée en changeant les couleurs. Je m’explique les grilles de sylvie teytaud se présentent sous format informatique et non avec une photo de la broderie terminée. Souvent, les couleurs diffèrent un peu et le résultat est un peu différent de celui de la grille. Dans ce cas précis, les roses sont beaucoup plus contrastées sur la photo que sur la broderie. Les roses sont très très proches deux à deux. J’ai eu un doute sur le rendu tout au long de la broderie. Finalement, en prenant du recul, c’est moins visible et le fondu des couleurs rend bien, mais qu’est ce que j’ai pesté au début… Renseignements pris dans mon nuancier DMC, ce camaïeu est ce que l’on pouvait faire de mieux. J’ai toutefois fait quelques modifications mineures sur les couleurs des motifs de la robe, pour mieux les mettre en valeur.

Histoire de vous mettre l’eau à la bouche en attendant les suivantes je vous mets une photo des trois ensembles : c’est beau hein!

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la petite chose qui dure

IMG_6777Cette année, pour la première fois, le père noël à mis de la laine au pied de mon sapin. Dans le premier paquet j’ai trouvé 10 pelotes de laine parme de chez Bergère de France et un petit kit de la droguerie. Ce petit kit contenait deux pelotes de laine et de la guipure. La première pelote au nom évocateur de « Saint Emilion » est un magnifique bordeaux. La seconde est un très beau rouge au goût de fruit rouge du nom de « Cochenille ». Cette laine douce et duveteuse porte le joli nom de plumette. La guipure quand à elle, consiste en une bande de feuilles parsemée de fruits…rouges. Par un merveilleux hasard, Il se trouve que j’ai justement commencé un pull de la droguerie dans des couleurs similaires avec qui cette petite chose délicate se mariera à merveille. Bref, elle ne demandait qu’à sauter sur mes aiguilles. Je regarde sur la notice et surprise du n°4 pour une laine si fine!

Je monte les 46 mailles et là, je me dis que ça risque de s’avérer moins facile qu’il n’y paraît. Les mailles glissent sur mes aiguilles comme des truites que l’on tente de pêcher à la main. Je n’ai jamais eu aussi peur d’en perdre. Je les compte à chaque rang telle une poule promenant ses poussins. A part cela, pas de difficultés techniques majeures. J’ai remplacé le point mousse par du jersey parce que je suis pas « fan » du point mousse. Le changement de fil au milieu ne me pose plus de problème depuis que j’ai tricoté de jacquard en « intarsia ».

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Le problème avec les écharpes c’est qu’elles sont longues comme un jour sans pain. Je l’ai commencé depuis deux semaines et j’en suis là. J’ai l’impression d’avoir à peine entamé les pelotes. Je relis la notice… tricoter jusqu’au bout du fil. Et là tout à coup je me demande si j’ai été aussi sage que ça cette année. Je n’arrive pas à me concentrer sur ce que je fais, mon esprit s’évade de plus en plus vite. Cela me rappelle quand ma mère m’envoyais chercher du pain : « une baguette moulée, pas trop cuite », « une baguette moulée, pas trop cuite », « une baguette roulée, pas trop cuite », « une baguette roulée », « une baguette »… Arrivée chez la boulangère je ne savais plus ce que je devais acheter. Et voilà patatra, il me manque une maille!

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Ce sont les premières mailles les plus taquines, elle se tordent et s’échappent sans qu’on y prenne garde. Les suivantes vont en rang plus sagement. Une broderie plus tard, j’en suis là. Notez que les pelotes sont toujours aussi rondes. J’ai beau attendre le retour de mon chevalier de ses croisades à la salsa deux fois par semaine, ça n’avance pas. Je relis la notice, elle doit faire 1m50 environ, comme moi.

Facile je rabats les mailles souplement dès qu’elle me dépasse. Je prends mes aiguilles à deux mains et zouh. Je l’essaye…c’est à la fois trop court pour faire deux tours et trop long pour n’en faire qu’un. Ce coup-ci c’est sûr le père Noël est fâché contre moi. Je termine une deuxième broderie et je « pénéloppe » ma plumette les ciseaux à la main à cause du mohair. Voilà j’ai siphonné ma pelote de Saint Emilion. Je ne sais pas pourquoi j’aurais parié que c’est celle là qui se terminerai la première. Il ne me reste plus qu’à coudre la guipure. Je sors mon nuancier DMC pour trouver le numéro du fil vert correspondant à celui des feuilles. Je termine une troisième broderie et voilà.

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Je suis toute contente du résultat. Tricoter un fil très fin avec de grosses aiguilles lui donne un aspect aérien et diaphane. Les rouges sont magnifiques et l’écharpe toute douce. La guipure se place bien et évite que les bords roulent.

IMG_6854Le soleil pointe le bout de son nez au bon moment comme pour m’inviter à prendre la photo. Ma fille n’étant pas disponible pour me servir de modèle, je demande au prunus de me prêter son tronc. Vous voyez que j’ai été bien sage en 2015!

Un jour un créateur : Gorjuss

Que les choses soient claires, au départ je voulais vous faire un reportage photo de l’aiguille en fête. Mais, premièrement j’avais laissé la carte mémoire de l’appareil photo dans le PC, deuxièmement, c’était pas folichon cette année. J’ai quand même déniché deux ou trois grilles que vous verrez peut-être brodées un jour, et un peu de laine pouvant potentiellement se transformer en pull. Je trône donc fièrement au dessus de mon stock, tel un dragon momentanément repus.

J’aime bien aller dans les salons ou les expositions « d’ouvrages de dames » : c’est toujours l’occasion d’avoir des coups de coeur. De voir en vrai ces magnifiques broderies qui rendent si mal quand elles sont numériquement maltraitées sur les sites de vente en ligne. De pouvoir toucher le soyeux des laines, leurs brillances ou leurs couleurs, de pouvoir y voir, ici un pull, là une écharpe.

C’est sur un salon qu’est née ma passion pour les modèles Gorjuss commercialisés par la marque anglaise Bothy Threads. Qu’on se le dise, je suis fan des univers japonais de type Manga. Je suis également une vieille Geekette qui a commencé à faire des jeux de rôle en 1985 avec Dungeon&Dragon (j’étais en 4ème). Pas étonnant donc que je tombe sous le charme de ses fillettes gothiques sans bouche inspirées de l’univers de Tim Burton. Mais pour que j’ai envie de broder en série, il m’en faut un peu plus.

Ce plus, je l’ai trouvé sur ces magnifiques grilles. Elles se jouent des matières et chacune d’entre-elle à sa propre spécificité. Sur l’une d’elle, il y a des fleurs en tulle rouge dont le coeur est une croix noire (Poppy Wood). Sur une autre, le ciel est parsemé de disques irisés (Bluebird’s Proposal) et sur une autre encore on coud des plumes (The Owl). Ce mélange de matière était une gourmandise trop tentante pour que je n’y cède pas. Et dernier argument, une perle en plastique noir est fournie avec chaque grille pour que nous puissions broder le nom : gorjuss.  J’ai tout de suite su que je la détournerai pour donner à chaque modèle son nom propre. Ce détournement initial a ouvert la voie à d’autres appropriations que je vais vous montrer.

 

2013-05-12-15-25-02_Gorjuss_01

La première Gorjuss que j’ai brodée se nomme Grande Ourse (Winter Friends). Je l’ai brodée en 2013. Les gorjuss sont vendues en kits et c’est tant mieux parcequ’ils contiennent des trésors d’inventivité, des fils Madeira en quantité, une aiguille de bonne qualité et les petits plus dont je parlais. J’ai bien entendu troqué la toile aïda du kit contre une étamine « ciel bleu » de sew it all.  La spécificité de ce kit réside dans le ruban noir à pois argents au cou de l’ours,  dans le fil argent des étoiles de la robe, dans le fil irisé du ruban bleu clair de la robe et dans le fil duveteux des flocons de neige accompagnés d’une brosse en velcro pour le faire pelucher. J’ai également fait quelques arrangements dans la grille. J’ai inséré des 1/4 et des 3/4 de points pour ajuster ma broderie au point arrière pour donner des contours nets notamment dans les cheveux. J’ai fait en sorte que les points arrières s’insèrent bien entre les croix et ne passent pas par dessus, pour un résultat plus fin. Et enfin j’ai redessiné les bras, le visage et les chausettes en 1/1 fil, en prenant garde d’adoucir les changements de couleurs pour ne pas donner un effet pixel. J’étais tellement contente du résultat que j’ai acheté un autre kit que j’ai brodé l’année suivante.

 

2014-05-17-16-02-00_gorjuss carpe diem_01

En 2014 donc j’ai brodé Carpe diem (The white rabbit).  Pour cette broderie encore du fil duveteux dans les nuages, de la dentelle au bas des manches, un ruban au niveau du cou et des étoiles argentés à profusion que l’on place comme on veut. Une nouvelle fois j’ai troqué l’aïda contre une toile de lin 12 fils de Madame la fée couleur « Océan glacial arctique ». J’ai redessiné le visage, les mains, le pantalon et l’interieur de la montre en 1/1 fil. J’ai redessiné les contours et inséré les points arrières. J’ai acheté des perles argentés pour faire tenir les étoiles qui sinon étaient cousues avec deux fils visibles. J’ai mis plus d’étoiles que sur le modèle photographié parceque j’aime assez quand ça brille. C’est le dessin de l’intérieur de l’horloge qui m’a donné le plus de mal mais je suis fière du résultat.

Du coup, devinez ce que j’ai acheté à l’aiguille en fête chez Chibi Stitches cette année?

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