Une nouvelle série : épisode IV

Une bonne nouvelle qui, je l’espère, va me permettre de partager avec vous plus souvent : j’ai mon propre PC. Plus besoin donc d’attendre que tous les ennemis soient terrassés sur la Map, ou que le circuit de Red Stone soit complètement au point pour pouvoir vous montrer mes bricoles. « Bricoles » n’a ici rien de péjoratif mais utilise sa parenté avec le mot « bricolage ». Il y a chez moi un coté « artisan » que mon métier ne me permet pas de satisfaire pleinement. J’ai besoin de créer, de mener des projets que je peux toucher et surtout de les terminer. C’est peut être pour cela que contrairement à d’autres brodeuses, j’ai peu d’encours et encore moins d’ouvrages abandonnés. Ma série touche à sa fin et j’en ai commencé une autre depuis. Elle est plus ambitieuse, plus difficile aussi. Je bidouille également quelques trucs au crochet, au tricotin et au tricot qu’il va bien falloir que je vous présente un jour.

Mais ce soir, la lumière est magique. Le ciel teinte d’or les nuages qui filent soufflés par le vent. Il est donc temps pour moi de vous présenter mon centaure.

N’ayant malheureusement pas de coquelicots dans mon jardin, c’est avec l’une de mes tulipes qu’il se présente à vous. Et oui, il est fini depuis le mois de mars. Cela peut vous paraître étrange mais je n’aime pas vous montrer des modèles non terminés. Je trouve ça impudique. Pour moi, la broderie doit se montrer toute apprêtée, lavée, repassée, tendue. Montrer ses différentes étapes c’est un peu comme la surprendre chez le coiffeur avec les mèches de cheveux dans le papier d’aluminium. Bref, je vous présente mon ouvrage comme on mène une mariée à l’autel : dans toute sa gloire.

Il s’agit, comme pour les modèles précédents, d’une grille tirée de l’agenda point de croix 2017 des éditions Mango. Cette grille a été créée par Sylvie Teytaud, dont je suis fan depuis plusieurs années. J’ai fait très peu de modifications sur cette grille. Contrairement à l’Ondine, elle contient peu de fils madeira metallic. Seules les feuilles printanières scintillent un peu dans les rayons du soleil filtrés par le sous bois. Pour moi, les centaures ont une connexion avec la terre. Elle leur confère une force brute, primale, animale. Donc pas de paillettes, on laissera ça aux licornes et aux petits poneys.

Ce que j’aime à nouveau dans cette grille, comme dans les précédentes, c’est la composition. Tout est équilibré et les détails ont toute leur place dans la scénette. On distingue un couple d’oiseaux curieux et peu effrayés par cette créature magique. L’un d’eux vient même se poser, irrévérencieux, sur la croupe du centaure. La présence du nid et des oisillons donnerait à penser que ces parents affairés et inquiets pour leur progéniture seraient moins enclins à s’accorder une pause pour saluer leur voisine mais ce n’est pas le cas. Le centaure est donc parfaitement intégré dans son environnement et il émane de cette broderie un sentiment de calme et de paix.

J’aime tellement cette série, qu’une fois n’est pas coutume, j’ai fait l’effort de les encadrer. Comme ce n’est pas encore totalement fini, il vous faudra patienter un peu pour les voir dans leurs écrins. En attendant les voici, toutes réunies.

Fin.

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Une nouvelle série : épisode III

Je ne sais pas trop comment vous brodez ? En ce qui me concerne, je brode bien installée dans un coin de mon canapé sous ma lampe. C’est avec mon lit mon seul domaine réservé dans la maison. Un coin ou je me sens bien. Très souvent, j’ai ma tablette posée sur la table du salon et j’écoute une émission en brodant. J’ai des émissions et des films fétiches pour broder. Les films sont réservés aux weekend sans enfants ou il est plus facile d’accéder au PC. N’ayant plus de télévision depuis 1995, je regarde les films en DVD sur mon PC depuis ma place fétiche dans le canapé. Les films « point de croix » compatibles sont le plus souvent des comédies romantiques. Ainsi j’ai vu plus d’une dizaine de fois les films réalisés par la BBC à partir des romans de Jane Austen. Un autre « classique » de la broderie c’est « Becoming Jane » mais il m’arrive aussi de regarder des comédies plus modernes comme « Love Actually » ou « Quatre mariages et un enterrement » ou « The Holiday ». Voilà pour les films à broder. Toutefois j’ai de moins en moins accès à l’ordinateur aussi, pour des raisons pratiques, je brode de plus en plus devant ma tablette. Les émissions « point de croix » compatibles sont le plus souvent issues de France 5 ou d’ARTE. Il s’agit de documentaires avec en première place « Science Grant Format » ou d’émissions parlant d’actualités comme « C dans l’air » ou le dimanche soir « C politique », plus rarement des séries. Après cette petite tranche de vie d’une brodeuse confinée volontaire passons à la broderie.

L’avant dernière broderie de ma mini-série est une petite sirène ou plutôt, vu qu’elle vie en eau douce, une ondine. Elle est issue, comme ses sœurs satyre et fée, de l’agenda point de croix 2017 des éditions Mango . C’est un très joli modèle créé par Sylvie Teytaud. Il y a un coté magique évident dans cette broderie mais également un petit refrain qui fredonne « à la claire fontaine… » On a l’impression que cette ondine vient d’être surprise en plein jeu avec les libellules par un promeneur écartant un rideau de roseau. Elle tourne son joli visage vers nous, étonnée de nous voir là. Les tons de cette broderie sont doux et harmonieux. Ils coulent, liquides.

Pas de modifications majeures pour une fois. Juste un ajout massif de madeira metallic pour la magie mais aussi pour le scintillement de l’eau. Tous les points arrières des ailes de libellules sont brodés en deux fils dont un bleu scintillant. On retrouve ce même bleu scintillant, seul cette fois, au niveau des sourcils et en point arrière autour des yeux. Les cheveux ont été brodés de la même façon avec un fil DMC et un fil scintillant vert. Le rouge des fleurs et des fruits, de la même façon, a été brodé en mélangeant un fil DMC et un fil scintillant rouge. Bien que plus discret, l’ensemble de la queue de poisson de l’ondine brille grâce à un fil métallique au reflet moiré. Pour finir, les feuilles de l’arbre sont également scintillantes. Beaucoup de magie et de reflets dans cette broderie donc. Le détail que j’aime le plus peut être c’est le choix de lui donner une peau verte. Je trouve que ce détail a toute sont importance. C’est pourquoi j’ai volontairement décidé de laisser cette peau mate sans brillance et de prolonger d’un point la mèche de cheveux pour faire une séparation plus nette entre la partie écailles et la partie peau.

Un seul problème avec cette broderie, et pas des moindres, j’ai pris ma toile dans le mauvais sens. Je prévois en général une marge de 5cm tout autour de mon motif mais dans ce cas précis, il me manquait tout de même quelques centimètres pour avoir le même périmètre que les autres broderies de la série. Que faire ? Je n’utilise plus la toile Aïda depuis que j’ai découvert le lin et l’étamine. J’en ai donc pas mal dans mon stock de tissus. J’en ai donc prélevé deux bandes que j’ai cousu point à point sur les cotés de ma toile. Ce n’est certes pas très discret mais après l’encadrement tout cela sera caché derrière la Marie-louise. Bref, tout est réparé.

La quatrième broderie est déjà finie. Elle attends sagement une place sur l’ordinateur pour vous être présentée. Peut être la semaine prochaine ?

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Une nouvelle série : épisode II


Une vie trépidante de maman solo, trois enfants charmants et amateurs de câlins, un appartement avec un petit rez-de-jardin et un blog qui s’ennuie.

Quand on me demande quelle est la partie de mon corps que je préfère, je réponds : mon cerveau. Et pourtant, il ne me fait pas toujours la vie facile. Quand j’étais enfant ma maitresse de CM2, Madame Annie DAMOUR (ça ne s’invente pas), disait de moi que j’étais un volcan en éruption constante, ou un asticot posé sur une chaise. Et ce n’est pas faux.

J’ai parfois du mal à me concentrer sur un sujet. Mon cerveau passe du coq à l’âne avec l’agilité d’un jeune cabri. Il saute d’un sujet à un autre sans fil conducteur apparent. Et plus je suis fatiguée, plus c’est dur pour moi de le ramener au sujet premier. C’est particulièrement perturbant quand je suis en train de parler avec un groupe de personnes et qu’il fait l’école buissonnière. Parfois, l’idée secondaire est tellement intéressante que je perds le fil alors même que c’est moi qui parle. Hum, embarrassant !

Je me suis rendue compte au fil du temps qu’il m’était plus facile de me concentrer si mes mains étaient occupées. Mais le clic-clic du bouton qui fait sortir ou rentrer la pointe du stylo est vite agaçant pour les autres. Certaines personnes ne supportent pas les bruits parasites qui les déconcentrent. Bref quand c’est possible, je tricote un modèle répétitif, type écharpe ou pull en jersey, qui me demande juste assez de concentration pour pouvoir participer pleinement à la réunion. Ce n’est malheureusement pas possible au travail.

Dompter mon cerveau et l’entrainer à rester concentré sur un sujet fixe requiert donc à la fois une activité motrice et une réflexion suffisamment complexe pour qu’il ne s’évade pas dans le cliquettement des aiguilles. La broderie au point compté est le meilleur exercice que j’ai trouvé pour ça avec le tricot jersey. Bon pour vraiment avoir un exercice complet j’ajoute une émission en replay de type « C’ dans l’air » ou « Science grand Format » ou un documentaire sur la vie des chasseurs cueilleurs à l’âge de bronze ou encore le énième visionnage d’Orgueil et préjugés au choix. S’il s’avère nécessaire de vraiment corser la chose, s’astreindre à ne pas marquer l’avancée des points déjà brodés sur la grille avec un Stabilo est une technique intéressante. Bref, le point de croix c’est ma méditation de pleine conscience à moi.

J’ai essayé « petit bambou » mais, au bout de deux minutes, j’ai envie de le secouer pour qu’il aille au but. J’ai essayé de ne penser à rien mais autant mettre mes cheveux dans un chignon, mon cerveau a toujours une pensée qui rebique : « je fais quoi à manger demain ? ».

Après une entrée en matière pareille, il s’avère nécessaire de répondre à la question suivante :  » Qu’est-ce que tu brodes ? ». La réponse est : « des séries ! ».

 

Et oui, à l’heure où tout le mode les regardes, moi je les brodes.

Voici donc mon deuxième ouvrage issu de l’agenda des légendes 2017 des éditions Mango : La fée du printemps de Sylvie Teytaud.

Présentée comme il se doit au milieu de pétales de cerisier. A nouveau, ce que j’aime particulièrement dans cette série, ce sont les poses. Ici la fée semble surprise en pleine rêverie.

On imagine aisément que ses jambes se balancent et que ses ailes scintillent dans les reflets du soleil. L’équilibre de la répartition dans l’espace du sujet et du décor est parfait. Le soleil est comme un clin d’œil au Japon et à ses magnifiques Sakura. Ce n’est pas un hasard, car la broderie est présentée début avril, période du o-hanami. Quand je regarde ses cheveux, soulevés par une brise printanière, je vois les pétales roses et délicats tournoyer.

Pas de modification sur ce modèle, hormis l’ajout du fil à broder madeira metallic dans les ailes.

Sous son apparente simplicité ce modèle est peut être un peu moins simple à réaliser que les autres à cause des nombreux changements de fils dans les fleurs et des petites zones de remplissage. Le vert très clair des feuilles nouvellement nées est discret mais bien présent. Quand on brode sans Stabilo, il faut être très attentif pour ne pas oublier une seule croix. Autant vous dire que j’ai passé presque autant de temps à vérifier que je n’avais pas oublié une seule croix, qu’à les broder.

Je suis également satisfaite de mon choix de toile. Cette toile de lin bleu clair est parfaitement en accord avec le ton de bleu des ailes et de la robe de la fée.

Je suis tellement contente de l’avoir brodée qu’une fois n’est pas coutume, je l’ai montée et tendue sur un carton. La marie-louise et le cadre attendront la fin du confinement.

Prenez soin de vous, bonnes petites croix.

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Une nouvelle série : épisode I

Voilà, mon blog a encore souffert des travaux de la maison. Ils sont désormais quasiment terminés. J’aime bien l’idée d’avoir une structure commune dans toute la maison mais personnalisée par pièce. Les murs sont donc tous blancs sauf un qui est personnalisé par son occupant. La salle à manger est blanche avec un mur en plaquette de parement. Ma chambre est blanche avec un mur vert, la chambre de ma fille, blanche et violette et celle de mes garçons blanche et rouge. Des accessoires de couleur viennent souligner et mettre en valeur ce mur unique. Nous verrons cet hiver les bienfaits de cette chromathérapie.

L’envie de continuer mon ouvrage au long court, étant toujours aux abonnés absent, je me suis lancée dans une nouvelle minisérie. Je reste dans l’univers féerique puisqu’il s’agit de modèles trouvés dans l’excellent agenda des légendes des éditions Mango. J’adore les éditions Mango  car leurs productions sont de bonne qualité tant sur le point de l’ouvrage lui-même (reliure,papier, impression) que sur le contenu. De plus, le prix est ultra raisonnable et les grilles pas trop grandes.  Bref, que du bonheur! Dernier argument en faveur des éditions Mango, ils publient des grilles de Sylvie Teytaud. J’avoue avoir tout de suite flashé sur ces grilles car je les trouve très originales dans les sujets traités et dans les poses des personnages que je trouve pleines de dynamisme. Il y a du mouvement, de la fraicheur et l’ombre d’un sourire facétieux dans ces modèles ce qui est tout à fait approprié au petit peuple des fées.

Bon, le suspens étant à son comble, je vous dévoile « tadam… » Mon petit satyre. Avouez qu’à part la flute, il ne lui manque rien. J’en parle rarement mais j’adore la composition de cette grille. Comme je le disais plus haut, la pose du centaure semble prise sur le vif, comme si il avait été surpris en train de jouer avec les papillons. Les raisins sont bien mis en valeur mais pas trop présent, comme le bruit d’une bouteille ouverte dans la cuisine qui annonce un bon repas. Un tournesol vient élégamment apporter une touche de jaune aux vert et aux marron de la nature. La disposition des papillons met bien en valeur les grandes cornes du satyre et les rendent moins imposantes. Voilà pour le tableau, maintenant rentrons dans le détail, car comme à mon habitude, j’ai fait des modifications.

Première modification, très discrète dans cette broderie, les feuilles de l’arbre brillent. Elles ont été brodées en mélangeant un fil DMC et un fil à broder madeira metallic. J’aime beaucoup ce fil brillant car il est beaucoup plus confortable à utiliser que le DMC et moins cher que les kreinig. Ce même fil est également venu faire briller les papillons. J’ai légèrement modifié la grille sur le bord gauche et sur le bord droit pour faire ressortir les tiges du lierre et du raisin. J’ai également fait des modification sur les couleur DMC, notamment dans les verts : le 989 a été remplacé par du 470 et pour les feuilles de vignes les plus claires le 472 a été remplacé par le 470 qui apparaissait très peu sur les hanches du centaure. Voilà pour le décors. Zoomons un peu.

Petit détail que l’on retrouvera dans les autres grilles, ce petit centaure à les yeux bleus. Pour les mettre en valeur je les ai entouré au point arrière. Pour le point arrière du visage des bras et du ventre, j’ai remplacé le 754 par le 3778, plus contrastant. J’ai fait des 1/4 de points dans les cornes car j’aime bien que le point arrière s’insère dans les croix plutôt que de les recouvrir. J’ai souligné le nombril au point arrière car c’est un détail amusant qui n’était pas assez mis en valeur à mon gout. C’est coquin un satyre! Bref, j’ai pris pas mal de libertés finalement et mon nuancier DMC n’a jamais été aussi utile. Seul petit point noir, le format est difficile à encadrer (19×16 cm) avec un cadre standard. Même problème en moins grave pour le Q-snap. Le poids financier du cadre est souvent un frein pour moi et la plupart de mes broderies ne sont pas encadrées pour cette raison. Je l’ai donc monté sur un carton que j’ai découpé.

Voici donc mon petit satyre que j’ai pris beaucoup de plaisir à broder et qui j’espère vous plaira.

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Peau d’âne : épisode III

Hum, décidément il semblerait que ce blog soit une marmotte. La preuve : il hiberne! Ou un ours, j’aime bien les ours parce qu’ils me ressemblent, tous ronds, tous doux, tous gourmands mais faut pas trop les embêter (le premier qui ajoute « tout poilu » pourra tester). Et Oui je vous avais laissé sur votre faim en ce qui concerne mes robes de princesses. Vous attendiez l’épisode III le voici.

La robe couleur du temps qui passe.

J’avoue que j’avais un faible pour celle-ci. Pour tout vous dire, c’est même celle que je préfère.  Difficile de dire pourquoi. La couleur peut-être, son originalité sans doute et cette alchimie étrange entre le orange et le bleu tirant légèrement sur le violet.

Pas trop de modification cette fois. J’ai juste ajouté un soleil nuageux au bas de la robe et remplacé le fils DMC violet métallisé par un fil étrange et plastifié Kreinik très difficile à travailler. Le genre qui se casse à chaque passage de toile ou presque. Adieu mes aiguillées de faignante de 20 cm de long. pas de pénélopage, tout c’est bien passé.

Je crois que le plus long dans cette aventure aura consisté à prendre et sélectionner les photos. Les modifier aussi. Il va vraiment falloir que je m’équipe d’un bon logiciel de retouche ou que je prenne des cours de photo parce que je n’arrive pas à obtenir un résultat aussi abouti que je le souhaite. J’aimerai tellement mettre en valeur mes ouvrages comme ils le méritent. Je suis donc ouverte à vos suggestions et conseils.

Petite déception, cette série est beaucoup moins populaire que celle des fées des fleurs. Je ne sais pas trop pourquoi. N’hésitez pas à me le dire en commentaires. Moi j’ai vraiment aimé broder cette série. C’était très amusant d’assembler les grilles sans trop savoir à l’avance ce qu’allait donner l’ensemble. J’aime aussi beaucoup la liberté que m’octroie ces grilles. Comme elle ne sont pas très grandes, on prend moins de risque à retoucher les images, les couleurs et les matières. D’ailleurs, j’ai eu pleins d’envies et d’idées en les brodant, une robe couleur du vent qui bruisse dans les feuilles, une robe couleur du parfum des roses…

Peau d’âne : épisode II

Je me suis tellement amusée et j’étais tellement contente de ma princesse en robe de soleil que je n’allais pas m’arrêter en si bon chemin. J’ai donc enchainé directement sur la seconde robe : La robe couleur de lune. Manque de chance, et cela m’arrive rarement, il me manquait les deux couleurs principales de la robe. J’avoue que j’avais un gros doute sur ces couleurs : une robe couleur de lune rouge? Ma génération sait bien que quand la lune est rouge, les golgoths attaquent, suite à quoi le prince Actarus monte dans son Goldorack et le découpe à coup d’astéro-haches. Mais je m’égare. Il y a parfois des différences notables entre les couleurs de l’ordinateur et celle du nuancier. Et là, ouf relatif, il s’agit d’un rouge brique (DMC 721-720). Un petit tour chez Truffaut et je pose mes premières croix. J’ai eu l’impression qu’il y avait une erreur mais je n’en étais pas sûre, le symbole assez foncé correspondait à la couleur la plus claire et inversement. Grosse interrogation, que devais-je faire? Première solution : broder sans savoir exactement où je vais car le rendu aurait été différent de la grille (blocs de couleurs + symboles).  Deuxième solution : inverser. J’optai pour la seconde mais le contraste ne me convenais pas. Heureusement, prévoyante que je suis, j’avais pris un écheveau complémentaire de la même palette mais plus clair (DMC 722). J’ai donc opté pour cette palette de couleur 720 pour le plus foncé et 722 pour le plus clair. Ouf, ça me vas. Et vous qu’en pensez-vous?

Comme j’étais partie pour bidouiller, autant continuer. Dans la jupe, les points rouges étaient orange à l’origine. J’ai repris le rouge prévu sur les hanches et j’ai mélangé un fil de DMC avec un fils rouge métallique Madeira. J’avais un doute sur le contraste entre le orange des manches et celui des cheveux mais je l’ai gardé et… ça va. Sinon, même technique que pour la broderie précédente, insertion du visage, du cou, des cheveux et des bras dans la grille de la robe et de la couronne. On comprend vite le principe et ce coup-ci pas de Pénélopage (faire, défaire, refaire etc..). Petite déception sur la forme de la couronne : j’ai longtemps hésité à reprendre le modèle de la robe précédente mais finalement non. Voilà ma broderie terminée. J’avais photographié la précédente au milieu des fleurs de laurier, j’ai choisi ma Bignone pour encadrer celle-ci.

Voici donc ma seconde peau d’âne : La robe couleur de lune « Rousse » brodée autour de l’éclipse du 27 juillet, les choses sont bien faites !

L’aventure commence…

J’abandonne rarement des ouvrages. J’ai peu d’ouvrages qui attendent dans un coin que je les termine. Toutefois je suis souvent lassée pendant la réalisation des grandes broderies. Peut-être est-ce parce-que j’aime les couleurs et qu’au bout d’un moment j’ai besoin de moins de vert, de plus de bleu ou de rouge. Peut-être aussi que parfois terminer quelque chose me motive et m’incite à la persévérance. C’est ce qui c’est produit cet été. J’ai mis de coté mon ouvrage au long cours pour réaliser trois petites broderies, ludiques et colorées.

Vous le savez maintenant, quand une créatrice ou un créateur me plait je lui suis fidèle et j’explore ses créations croix par croix comme un chercheur d’or explore le lit d’une rivière. Ainsi en va-t-il de Sylvie Teytaud Louche. Vous avez déjà vu ici des petites fées et une petite sorcière.  Des broderies pas trop grandes, de jolies couleurs, pas de particularités techniques, bref tout ce qu’il me fallait. Mes petites  broderies je les ai trouvées dans ce petit livre aussi riche qu’accessible en terme de prix : Contes de fées aux éditions Mango. Le conte que j’ai choisi n’est pas le plus « facile » à illustrer surtout en France où le film de Jacques Demy a, en terme de costumes, mis la barre très haut : il s’agit de peau d’âne.

Pourquoi avoir choisi ce conte? Parce que les grilles proposent un petit jeu. Dans un premier temps, on a la grille de la jeune princesse en pyjama rose et dans un second, ses tenues. C’est à la brodeuse d’assembler les grilles. En brodant, j’avais l’impression d’habiller ma poupée.

Voici donc la première robe commandée par la princesse à son père le roi : La robe couleur de soleil. Comme à mon habitude, j’ai fait quelques modifications à la grille d’origine. Cette grille contient beaucoup de fils métalliques DMC. Je n’aime pas les broder sur de grandes surfaces car ils sont assez rigides et ne s’étalent pas beaucoup. Ils ne sont pas très couvrant mais très contrastants. J’aime donc les utiliser pour donner du relief à des objets ou à des détails mais pas comme des couleurs de remplissage à part entière. J’ai donc remplacé le E3852 (or) par le 3852, son équivalent mat. J’ai également remplacé le E321, rouge métallique par son équivalent mat, pour ne pas l’isoler du reste des couleurs, le rouge étant ultra visible au milieu de tout ce jaune. J’ai toutefois gardé le E3821 car il fallait quelques fils d’or a cette robe. voilà pour les modifications.

Comme je le disais précédemment, la grille est la fusion, d’un part du visage, des cheveux et du buste et d’autre part de la robe et de la couronne. C’est au niveau du buste que la fusion a lieu. C’est assez amusant à faire. Pénélope est venue me rendre visite deux ou trois fois mais globalement cela c’est bien passé.

J’avoue avoir commencé par la robe qui me plaisait le moins. Je le confesse, je n’aime pas trop le jaune. Je n’en porte jamais. J’avais également quelques doutes sur la couleur des cheveux de peau d’âne : roux, blond vénitien? Mais la broderie reste harmonieuse.

Alors ma robe aux couleurs du soleil vous a convaincu? Voulez-vous voir les deux suivantes?

Une toute petite sorcière

Le temps file à toute vitesse, j’ai l’impression qu’hier encore j’étais une enfant et me voilà désormais au milieu de ma vie. Alors qu’ai-je fait ces derniers mois? Je me suis fait une chambre qui me va bien, comme un cocon de verdure, de fleurs et de livres : mon petit paradis ou il fait bon trainer, lire et rêver. J’ai refais mon couloir en posant de la toile de verre, une première. J’ai fais du joint de carrelage et j’y ai laissé la pulpe de mon majeur et de mon annulaire. Bref j’ai fait du bricolage. J’ai envie de redéfinir mon environnement pour que ma maison, à l’unisson de ma raison, connaisse le renouveau.

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Bon c’est bien joli tout ça mais en matière de broderie, qu’ai-je fais? J’ai commencé un ouvrage au long cours qui risque de me suivre tout au long de cette année. Il avance tout doucement. Sur les 6 pages de grilles, j’en suis à la moitié de la deuxième. C’est beau mais ça n’avance pas vite. De même, en tricot, j’ai commencé un jeu de patience modulaire qui risque de m’occuper longtemps. Toutefois, le jeu en vaut la chandelle. Alors pour ne pas me démotiver et finir quelque chose, j’ai brodé cette petite grille.

Vous connaissez ma fidélité aux modèles de Sylvie Teytaud. Le plaisir de broder ses grilles est toujours intact. Cette petite sorcière est tout droite sortie de l’excellent Carnet de point de croix des éditions Mango ayant pour titre Contes de fées. J’ai pris le plis, depuis quelques broderies déjà, de modifier les grilles et de les accommoder à ma sauce. Celle-ci ne fait pas exception à la règle.

IMG_9255Première modification : le chat. Sa silhouette était un peu étrange, j’ai simplifié le tout et remplacé, comme à mon habitude, les points de nœuds par des perles. Le vert lumineux de celles-ci me paraissait tout adapté au regard perçant d’un chat de sorcière.

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Deuxième modification : remplacement des gris de la boucle du chapeau et du miroir par le fil argenté métallique de chez DMC pour un effet brillant. Petites aiguillées obligatoires, ce fil s’effiloche très vite dans la zone de frottement du chat de l’aiguille, mais le rendu est tip top.

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La troisième modification concerne les petites grenouilles. Pour remplacer les yeux par des points de nœuds il me fallait des perles et impossible de remettre la main sur mes perles blanches. j’ai donc été faire un tour sur google pour voir des images de grenouilles et je suis tombée en amour pour une petite reinette exotique aux yeux rouges et au pattes oranges. J’aime beaucoup le rendu de mes grenouilles. Elles ont un coté un peu magique et épicé qui convient bien à l’ensemble.

Comme souvent avec cette créatrice, les couleurs ayant été déterminées sur ordinateur, il y a quelques surprises sur les contrastes. Je n’hésite plus désormais à prendre mon nuancier DMC pour les modifier à ma convenance. Ici j’ai fait quelques échanges au niveau des verts du tablier et des gris du chaudron. Devenue experte en toile d’araignée depuis que j’ai brodé la potion magique de Madame la fée, j’ai ajouté quelques fils à la toile que je ne trouvais pas assez dense.

Voilà donc ma petite sorcière de Sylvie Teytaud-Louche. N’hésitez pas à acheter ces petits carnets de broderie de Mango. Ce sont de petites mines d’or.

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Si on m’avait dit…

Cela fait trop longtemps que je ne vous avais pas écrit. Peut être est-ce parce que mes dernières réalisations ne m’inspiraient pas d’articles suffisamment intéressants. Peut être également parce qu’il est parfois plus difficile pour moi de rester dans le futile et la légèreté. Toujours est-il que vous m’avez manqué.

Il y a quelques années, j’avais commencé (et terminé) un chèche rayé en coton et biais (délirette) de la droguerie : le modèle « Sète ». J’avais rencontré plein de difficultés avec cet ouvrage. La première avec le point mousse en délirette (alternance de rang rivière et de rang dit allongés). La seconde avec le fait qu’il me manquait une page d’explication et que j’étais à 300 km de Paris. J’avais improvisé la mort de l’âme et j’avais été extrêmement déçue du résultat qui tenait plus du bavoirs que du chèche. Pourtant les couleurs étaient jolies… J’ai pris cette photo en souvenir, puis j’ai tout détricoté.

Mes aventures « chalesques » se sont arrêtées là pendant un bon moment. Et pourtant ce ne sont pas les tentatrices qui manquent sur le web avec leur superbe châles. Puis, alors que je flânais le nez en l’air à l’Aiguille en Fête, j’ai croisé le chemin d’un superbe fil qui allait me réconcilier avec les châles : le fil Ravinala de chez Plassard ». C’est un fil qui se compose de quatre fils. L’effet dégradé se construit de la façon suivante, régulièrement l’un des quatre fils est remplacé par une autre couleur. Des quatre fils identiques sur la première longueur, on passe à trois fils identiques et un d’une autre couleur, puis deux et deux etc… Le changement de fil se fait tout simplement par un nœud. Le fil n’est donc pas à proprement parlé dégradé c’est l’assemblage de couleur qui change. On a donc des démarcations assez nettes aux changements de fil. C’est peut être une idée à reprendre avec des fils de son choix, à condition qu’ils soient très fins.

 

La pelote n’est pas très chère, elle coute entre 16 et 19 euros et permet de faire un châle. Un modèle gratuit est disponible dans le papier qui entoure la bobine. J’en ai acquis trois dont les couleurs m’ont tout particulièrement charmées. Et je me suis lancée dans la réalisation du modèle offert avec le coloris n°05. Le point est assez simple, il s’agit d’une alternance de jersey et de point fantaisie. Le point fantaisie étant lui même une alternance de jersey endroit et de jersey envers. Bref, c’est à la portée des débutants. La seule difficulté est de construire le motif avec les augmentations en début de rang. Mais une fois qu’on maitrise la séquence, tout roule.

Enfin tout roule plus ou moins car mon coté droit n’est pas symétrique avec mon coté gauche. J’ai dû rater quelques diminutions. Heureusement ça ne se voit pas trop. Autre détail un peu stressant, la pelote est donnée pour un châle mais jusqu’au bout j’ai eu un doute. Un duel c’est donc rapidement engagé entre moi et ma pelote pour savoir qui allait céder le premier. Je vous rassure, j’ai pu aller au bout sans problème. Comme je suis plutôt prudente, j’ai fait mon échantillon mais une fois les mesures prises, je l’ai détricoté pour le ré-intégrer à ma pelote.

Le châle obtenu est assez grand. Le mien fait 2 m de long sur 60 cm au plus large. N’ayant pas le matériel, il n’est pas bloqué. Je l’ai tricoté en 4 1/2. C’est un mélange de coton et d’acrylique il est donc lourd sans plus. Je pense que je vais aller faire un tour à la droguerie pour trouver des perles ou des pampilles pour le finir et lui donner un joli tombé en alourdissant les sommets du triangle.

J’ai réalisé ce châle un peu comme on fait un exercice, j’avais une idée en tête mais avant de la réaliser, j’avais besoin de jauger le potentiel de ce fil.

Voilà c’est chose faite. Si vous m’aviez dit qu’un jour je tricoterais un châle, je ne suis pas sûre que je vous aurais cru.

Madame La Fée : La potion magique

Voilà plusieurs semaines que ma broderie est terminée. Seulement voilà pour vous la montrer il ne faut pas moins qu’une Grande Conjonction. Non, je ne parle pas de celle qui permet selon son camp soit de sauver le monde soit d’invoquer le Grand Crick Me Croque. Non, ma Grande Conjonction est tout à la fois plus modeste et plus hasardeuse à obtenir .

Déjà, première étape : il faut un dimanche tranquille à la maison.

Deuxième étape, il faut que ce dimanche soit ensoleillé, car sans lumière point de photo. C’est relativement facile en été mais moins aisé en février.

Troisième étape pour les grands modèles comme celui-ci : tendre la toile. J’ai perdu au moins une centaine de neurones avant d’arriver à assembler mes différents Q-snap de façon à pouvoir tendre mon ouvrage. J’ai eu l’espace d’un instant le sentiment d’être un cobaye de laboratoire soumis à un test d’intelligence.

Quatrième étape : trouver un espace sur l’ordinateur. A la maison, j’ai trois enfants, un mari, deux ordinateurs et une tablette. Pendant les vacances scolaires, tout ce petit monde se livre une vraie guerre de territoire à laquelle je n’essaye même pas de participer.

Cinquième et dernière étape, faire une sélection drastique des photos, les retailler, les travailler etc. Comme vous pouvez le constater, écrire un blog est une quête dont chaque article est le Graal.

tableau11

Voici donc (roulement de tambour) La potion magique de Madame La Fée. Je dois vous l’avouer, j’ai énormément râlé pendant que je brodais cette grille. Sa réalisation a été une bagarre permanente. Notre relation était passionnelle du genre « je t’aime, moi non plus ». J’ai poussé un véritable cri de guerre en posant la dernière croix. Je n’ai jamais autant modifié une grille originale que pour ce modèle.

img_8253Premièrement, pour que ma potion magique puisse s’harmoniser avec sa copine le petit chaperon rouge, j’ai décidé de la broder sur la même toile. Il s’agit d’une toile de lin 12 fils couleur « le thé d’osaka ». Afin de savoir si cette couleur est compatible avec la grille, j’avais pris le soin de poser la question à la créatrice en personne. Elle m’a dit : « C’est ok ». Et bien, non. Cette couleur de toile n’est pas compatible avec la grille car le vert du feuillage est complètement ton sur ton avec la toile. Avec l’aide de mes copines Facebook, j’ai donc changé la couleur des verts. J’ai procédé aux substitutions suivantes : 3362, 3363 et 3364 ont été remplacés respectivement par 580, 581 et 936.

img_8277Deuxième coup de gueule : la grille se présente sur 8 feuillets sans redondance. Il n’y a donc pas de reprise de la page précédente sur la page suivante ce qui demande une vrai concentration au changement de feuille. Est-ce vraiment nécessaire quand sur certaines feuilles il y a 6 lignes? Pas sûre. Il y a également une consigne un peu taquine sur le point arrière réalisé avec le fil blanc. Il est dessiné en rouge sur la grille pour la fumée du chaudron (regardez sur le net certaines filles l’ont brodé en rouge et ) et en noir au niveau du flacon et de l’éprouvette en bas à gauche. Deux couleurs différentes sur la grille pour représenter une troisième couleur….taquin je vous dis.

Soit dit en passant j’ai également modifié les verts du chaudron et du flacon afin de leur donner un coté plus « radioactif « . J’ai donc utilisé le 906 pour le plus clair et le 907 pour le plus foncé et je suis plutôt satisfaite du résultat.

bouquet3Troisième coup de gueule et pas des moindres : le point arrière. Il est comme tracé à main levé sans tenir compte le moins du monde des contraintes de la toile. J’ai donc retravaillé l’ensemble du point arrière et je peux vous dire qu’il y en a. La pire bataille a eu lieu au niveau des toiles d’araignées. img_8280J’ai failli déserter à plusieurs reprises mais j’ai tenu bon et le résultat est pas mal. Les vrilles du lierre ont également été refaites mais moins dans la douleur. Pour le bouquet du haut, j’ai opté pour un ruban rouge, le même que celui que j’avais utilisé pour le chaperon rouge. Pour le point arrière du balais j’ai opté pour un fil effiloché d’une toile de lin naturelle pour le coté rustique. j’ai également remplacé le fil rouge clair du point arrière par un rouge plus foncé qui rend plus « sang coagulé ». Voilà, j’en ai fini de mes coups de gueules.

 

img_8259Comme j’avais pris la bride sur le cou, j’ai continué à accommoder la grille à ma sauce et j’avoue que j’y ai pris un plaisir certes un peu subversif mais gourmand. Je dois le confesser, je suis nulle en point de nœuds. J’ai essayé souvent, longtemps. Puis un jour j’ai pris le parti de remplacer les points de nœuds par des perles. C’est ce que j’ai fait dans le bouquet de gui en haut à droite où le point de nœud blanc est remplacé par des perles blanches légèrement nacrées. C’est également le cas pour le bouillonnement du flacon. Le point de nœud est remplacé par des perles vertes brillantes, d’un vert proche du 906.

sorciere1Dernier remplacement : la petite araignée qui pend du chapeau de la sorcière. Je dois remercier mes croixpinettes Facebook auxquelles j’ai lancé un appel désespéré pour trouver l’araignée qui convenait. Un merci très spécial à Nathalie G. qui m’a fourni l’Araignée Unique, celle faite pour cette broderie et qui provient de son bouquet d’Halloween. J’ai cherché en vain l’équivalent pour remplacer les chauves souris en haut de la broderie. Dernière petite modification en passant, la sorcière a les yeux verts. Avouez que c’est indispensable quand on a les cheveux roux.

Voilà j’ai fait le tour de la potion magique à ma sauce. J’espère qu’elle vous plait et que certaines d’entre vous relèveront le défi que représente cette broderie. La sorcière rejoint donc le chaperon au pays des contes. A bientôt pour du tricot cette fois.

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